Russie : «Nous devrons nous retirer du nord-est de la Syrie si le YPG / PKK ne se retire pas»

Le porte-parole du Kremlin a déclaré que si l'organisation terroriste ne se retirait pas, elle devrait faire face aux frappes de l'armée turque.

 

 

Les gardes-frontières syriens et la police militaire russe seront obligés de se retirer du nord de la Syrie, si l'organisation terroriste YPG/PKK ne se retire pas de la zone, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov [photo].

C’est ce qui ressort de déclarations accordées à la presse mercredi, à propos de l'accord conclu sur la Syrie, mardi, entre la Turquie et la Russie.

Peskov a rappelé que les États-Unis étaient l'allié le plus proche des membres du YPG/PKK ces dernières années.

Et d’ajouter : "en conséquence, les États-Unis les ont abandonnés et les ont trahis d'une manière ou d'une autre. Ils préfèrent maintenant les laisser à la frontière, à combattre les Turcs."

Peskov a insisté sur la nécessité du retrait des éléments du YPG/PKK de la frontière, conformément à l'accord, ajoutant: "s'ils ne se retirent pas, les gardes-frontières syriens et la police militaire russe seront forcés de se retirer", laissant entendre la possibilité de reprise de l'opération antiterroriste de la Turquie dans le nord-est de la Syrie.

Il a ainsi souligné que si les éléments du YPG/PKK ne se retirent pas, conformément à l'accord entre la Russie et la Turquie, elles seront confrontées aux frappes de l'Armée turque.

Les YPG ("Yekîneyên Parastina Gel", "Unités de protection du peuple") et le PYD ("Partiya Yekîtiya Demokrat, "Parti de l'union démocratique" sont des branches syriennes respectivement militaire et politique du groupe terroriste PKK ("Partiya Karkerên Kurdistan" : "Parti des travailleurs du Kurdistan"). Le PKK est répertorié comme une organisation terroriste par la Turquie, les États-Unis et l'Union Européenne. Au cours de sa campagne terroriste de plusieurs décennies contre la Turquie, le PKK a tué plus de 40 000 personnes sur le seul territoire turc, dont 7 000 civils.

 

«La Turquie et la Russie lancent le travail conjoint à partir d'aujourd'hui»

La Turquie et la Russie lancent le travail conjoint à partir d'aujourd'hui, a déclaré la porte-parole du ministère turc de la Défense nationale, la lieutenant-colonel Nadide Sebnem Aktop.

La porte-parole a animé un point de presse, mercredi, à propos des derniers développements concernant l'opération Source de Paix qui avait été lancée le 9 octobre, contre les organisations terroristes, dans le nord-est de la Syrie.

"Dans le cadre de l'accord conclu entre notre Président, Recep Tayyip Erdogan, et son homologue russe, Vladimir Poutine, la Turquie et la Russie lancent le travail conjoint à partir d'aujourd'hui, a-t-elle fait savoir. La Turquie ne permettra pas la création d'un corridor de terrorisme au sud de ses frontières, et poursuivra la lutte antiterroriste avec détermination."

La porte-parole a noté que "l'opération a aidé à libérer la région du terrorisme et à mettre fin à la pression exercée sur les habitants par les terroristes".

"Les travaux continuent, en coopération avec d'autres institutions publiques, pour le retour à la vie normale dans les zones prises sous contrôle, a précisé Aktop. Le retour au quotidien permettra le retour de nos frères syriens à leur pays, de manière sécurisée et volontaire. Avec l'élimination de la menace terroriste, la raison principale de la migration sera aussi éliminée."

Aktop a en outre noté que "dans le cadre de l'accord conclu, il n'y a plus besoin de lancer une nouvelle opération, hors de la zone concernée".

"Cependant, nous estimons qu'un nombre limité de terroriste restera encore dans la zone, a-t-elle conclu. Tout terroriste sera neutralisé dans le cadre de la légitime défense."

 

Cavusoglu : les opérations turques en Syrie ont totalement changé les dynamiques de la région

"Les opérations turques en Syrie ont totalement changé les dynamiques de la région", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu.

Le chef de la diplomatie turque a été invité à la Table des Éditeurs de l'Agence Anadolu (AA), mercredi.

"Nos opérations en Syrie ont totalement changé les dynamiques de la région, a affirmé Cavusoglu. C'est le résultat d'être fort sur le terrain et à la table des négociations. Tout le monde a dû reconnaître la légitimité de notre opération. Maintenant, tout le monde veut coopérer avec nous, y compris l'Europe. Nous avons eu raison jusqu'au bout et notre conscience est tranquille. Nous visons seulement les terroristes. Nous avons été sujets à plusieurs campagnes de diffamation mais nous restons très attentifs à ne pas porter préjudice aux civils. Donc tout le monde a commencé à reconnaître que nous avions eu raison."

Cavusoglu a noté que le Président russe, Vladimir Poutine avait déclaré : "nous lancerons un ultimatum clair au YPG/PKK. S'ils ne se retirent pas, vous ferez le nécessaire'."

"La Russie est, depuis longtemps, un acteur important dans la région, a-t-il poursuivi. Nous coopérerons également pour le retour des réfugiés. L'Union européenne (UE) ne veut pas accueillir les Syriens. Ils ont commencé à nous dire qu'ils 'n'aideront pas ceux qui retourneront en Syrie'. Comme l'a proposé le Premier ministre britannique, Boris Johnson, nous pourront nous réunir avec les responsables de trois pays européens. Chacun a des responsabilités à assumer."

Le ministre a en outre salué "l'Armée nationale syrienne qui a grandement contribué à l'opération Source de Paix, comme elle l'avait fait lors d'opérations précédentes".

Quant aux éléments de Daech arrêtés, Cavusoglu a estimé qu'il est "inconcevable de les relâcher, car c'est la Turquie qu'ils attaqueront en premier".

Le ministre a conclu en annonçant qu'il pourrait se rendre à Genève, avec ses homologues russe, Sergueï Lavrov, et iranien, Jawad Zarif, à la veille de la réunion du Comité constitutionnel syrien du 30 octobre.

 

Syrie : 93 soldats de l'ANS sont morts durant l'opération Source de Paix

Quatre-vingt-treize membres de l'Armée Nationale Syrienne (ANS) sont morts lors des affrontements avec les terroristes du YPG/PKK, dans le cadre de l'opération Source de Paix, à l'est de l'Euphrate en Syrie.

Les travaux de déminage se poursuivent dans les zones libérées.

Au total, depuis le début de l'opération, 93 soldats des rangs de l'ANS sont morts et 357 autres ont été blessés.

 

Moyen-Orient : le chef d'état-major américain s'entretient avec ses homologues français et anglais

Le chef d’état-major américain, Mark A. Milley, et ses homologues français, François Lecointre et britannique, Nicholas Patrick Carter, ont discuté des derniers développements survenus au Moyen-Orient.

C’est ce qui ressort d'une conversation téléphonique tenue par le responsable militaire américain avec ses homologues français et britannique, séparément, selon la porte-parole de l'état-major américain, DeDe Halfhill.

La porte-parole a déclaré que "les officiers ont débattu entre eux de la situation actuelle en matière de sécurité au Moyen-Orient".

A noter que les contacts ont eu lieu, quelques heures après que la Turquie et la Russie ont conclu un accord sur la Syrie.

Plus tôt mardi, la ville de Sotchi a accueilli un sommet turco-russe, qui s'est terminé par un accord sur le retrait de l'organisation terroriste "PKK" avec ses armes de la frontière turque sur une distance de 30 km en 150 heures.

 

 

 

Eşref Musa, Ömer Koparan, Tevfik Durul, Emre Gürkan Abay, Sefa Şahin, Ümit Dönmez, Tuncay Çakmak, Nur Asena Gülsoy, Mourad Belhaj

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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