Erdogan: « Pour nous, le FMI est un dossier clos »

"S’il avait joué pleinement le rôle qu’on lui demande, nous n’aurions pas ressenti le besoin de nommer un remplaçant", a notamment expliqué le président turc concernant la nomination d'un nouveau patron à la tête de la Banque Centrale de Turquie.

 

Le Président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a opposé une fin de non-recevoir à ceux qui conseillent au gouvernement de frapper à la porte du Fond Monétaire International (FMI).

Le Chef de l’Etat turc s’est exprimé ; mercredi, lors de la 14ème assemblée générale de la confédération syndicale turque HAK-IS, à Ankara.

Il est notamment revenu sur les défis économiques qui se présentent à la Turquie, notamment en raison des tensions avec Washington sur l’achat du système de défense antiaérienne russe S-400.

Erdogan a d’abord voulu souligner certaines des priorités du gouvernement, notamment en matière d’emploi.

"Avec notre objectif de création de 2,5 millions d’emplois, que nous allons réaliser avec nos entreprises, le taux de chômage repassera en-dessous de la barre des 10% », a-t-il assuré.

"Pour atteindre nos atteindre nos objectifs en matière économique, nous allons accélérer nos réformes structurelles internes et, dans le même temps, et renforcer notre résistance aux chocs externes. Ainsi, nous pourrons poursuivre notre politique d’endettement de manière plus saine et plus durable", a-t-il ajouté.

Dans ce contexte de difficultés, certains partis politiques turcs conseillent au gouvernement de demander l’aide du Fond Monétaire International.

Erdogan est catégorique : "Certains nous conseillent de frapper à la porte du FMI. Nous avons fermé cette porte. Pour nous, le FMI est un dossier clos."

Ensuite, le Chef de l’Etat a voulu répondre aux critiques autour de la nomination d’un nouveau patron à la tête de la Banque Centrale de Turquie (BCT).

"Nous avons trouvé opportun de remplacer le président de la BCT parce qu’il ne respectait pas nos instructions au sujet des taux d’intérêts […]. S’il avait joué pleinement le rôle qu’on lui demande, nous n’aurions pas ressenti le besoin de nommer un remplaçant", a-t-il expliqué.

Erdogan a rappelé ainsi son opposition à une politique monétaire basée sur des taux d’intérêts élevés. "Vous verrez bientôt de quelle manière nous allons formuler notre politique à ce niveau", a-t-il déclaré.

Pour finir, le Chef de l’Etat a fait savoir que le gouvernement travaille sur les retouches à faire au niveau du système de gouvernance présidentiel, pour répondre aux imperfections apparues avec le passage à ce nouveau système il y a un an de cela.

 

 

Enes Kaplan, Tuncay Çakmak

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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Mots-clés: Turquie Banque Centrale, Le Président turc Recep Tayyip Erdogan, Fonds monétaire international (FMI), Gouverneur de la BCT

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