Erdogan : les meurtres de Khashoggi et de Morsi doivent demeurer parmi les priorités internationales

L’impunité dans ce genre d’affaires, constitue, selon le président turc, un danger pour la démocratie et pour l’avenir du monde.

 

Les meurtres suspects de Khashoggi et de Morsi doivent demeurer parmi les priorités internationales, a assuré, samedi, le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d'une conférence de presse en marge de sa participation au sommet du G20 à Osaka au Japon.

Erdogan a, ainsi, indiqué que « la traduction en justice des instigateurs du meurtre de Khashoggi revêt une importance fondamentale et doit faire partie des responsabilités de la communauté internationale ».

La Turquie ne sera pas « complice du meurtre de Khashoggi au consulat de son pays à Istanbul », a assuré Erdogan. « Les responsables de ce meurtre doivent être jugés à Istanbul, où ce crime a été commis », a-t-il ajouté.

Erdogan a, ainsi, indiqué que le rapport de la rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires, Agnès Callamard, sur le meurtre de Khashoggi, révèle plusieurs détails d’une façon pertinente.

Le président turc a, également, rappelé les circonstances suspectes de la mort du premier président civil démocratiquement élu en Egypte, Mohamed Morsi. Il a insisté sur la nécessité d’ouvrir une enquête internationale concernant ces circonstances.

L’enterrement de Morsi sans procéder à une autopsie est suspect, d’après Erdogan. Une suspicion qui fait partie de tant d’autres zones d’ombre dans cette affaire, a-t-il ajouté. « La communauté internationale ainsi que les Nations Unies sont, par conséquent, appelées à traduire en justice tous les politiques responsables de cette mort », a-t-il indiqué.

L’impunité dans ce genre d’affaires, constitue, selon le président turc, un danger sur la démocratie ainsi que sur l’avenir du monde. Il a, ainsi, déploré l’indifférence de plusieurs Etats occidentaux et des organisations des droits de l’Homme quant aux exécutions massives en Egypte.

Il a déclaré en ce sens : « Ceux qui considèrent que le débat sur la peine de mort pour les putschistes en Turquie est inacceptable, ne s'intéressent, malheureusement, pas aux exécutions en Egypte ».

Erdogan a rappelé la tenue du sommet arabo-européen à Charm el-Cheikh en Egypte le 25 février dernier, cinq jours après l’exécution de neuf jeunes égyptiens. Il a indiqué que les responsables européens ont répondu favorablement à l’invitation du président égyptien en dépit de l’abolition de la peine capitale dans les Etats de l’Union Européenne.

La participation des dirigeants européens à ce sommet illustre selon le président Erdogan la politique des « deux poids deux mesures adoptée par ces responsables ».


Le président turc a réaffirmé sa confiance dans les médias internationaux et leur courage dans leur quête de la vérité concernant la mort suspecte de Mohamed Morsi.

 

 

 

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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Mots-clés: morsi, Jamal Khashoggi, Khashoggi, Affaire Khashoggi

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