Le Burkina Faso adopte une stratégie pour optimiser la scolarité dans les zones à risque

Selon le Système des Nations unies, plus de 1 000 écoles ont été détruites ou fermées au Burkina Faso, privant ainsi près de 150 000 enfants d’éducation.

Le Burkina Faso a adopté, jeudi, une stratégie de scolarisation des élèves des zones à forts défis sécuritaires, ont rapporté vendredi des médias locaux.

En effet, selon le Système des Nations unies, plus de 1 000 écoles ont été détruites ou fermées au Burkina Faso, privant ainsi près de 150 000 enfants d’éducation, rapporte le site Lefaso.net.

Le ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MENAPLN) est confronté à nombre de défis en matière d’accès aux structures éducatives dans certaines régions, particulièrement frappées les attaques terroristes, précise la même source.

Face à cette situation, le MENAPLN, avec l’appui des partenaires techniques et financiers s’est engagé à élaborer une stratégie de scolarisation des élèves dans ces zones à forts défis sécuritaires, note encore le média burkinabé., ajoutant qu'un atelier de validation de cette stratégie a été organisé jeudi à ouagadougou en présence du Premier ministre Christophe Joseph-Marie Dabiré.

S'exprimant lors de la cérémonie d'ouverture, Dabiré a précisé que , cette stratégie constitue une amorce pour la reprise totale de la scolarisation sur toute l’étendue du territoire national.

"Cette stratégie est destinée à redonner l’espoir à ces milliers d’élèves et au personnel éducatif de reprendre le chemin de l’école et d’y poursuivre en toute sécurité leur formation et leurs missions", a-t-il souligné.

Il a, en outre, invité tous les responsables des institutions, des ministères et des structures à une implication optimale dans ce processus afin que "les amendements et suggestions contribuent à améliorer cette stratégie empreinte de pragmatisme et de réalisme indispensables à sa réussite, pour le bonheur de l’enfant burkinabè".

Selon les chiffres révélés par le ministre de l'Education nationale Stanislas Ouaro et relayés par le site de la BBC, ces fermetures d'écoles concernent 154 233 élèves et 5032 enseignants à la date du 15 février.

Les menaces contre le système éducatif ont commencé en 2016, mais se sont aggravées depuis l'année dernière, notamment dans les provinces du Soum (région du Sahel), du Yatenga et du Loroum (région du Nord), précise la même source.

Et d'ajouter qu'en 2018, les perturbations se sont étendues aux régions de l'Est, de la Boucle du Mouhon et du Centre-est du pays.

Revenant sur la stratégie adoptée par les autorités, la BBC précise qu'elle couvre la période 2019-2024 et prévoit, notamment, un allègement des programmes pour que les élèves des régions affectées par la crise sécuritaire puissent apprendre l'essentiel en "3 - 4 mois" et passer en classe supérieure.



 

 

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 



Imprimer E-mail

REMARQUE ! Ce site utilise des cookies.

Si vous ne changez pas les paramètres de votre navigateur, vous êtes d'accord.

J'ai compris

S'inscrire à la Newsletter de actualite-news.com

  • [javascript protected email address]