RDC : Kabila resserre les rangs au sein de sa coalition

La nomination d’un nouveau Premier ministre est conditionnée par l’installation du bureau définitif de l’Assemblée nationale d’ici fin février ou début mars.



Rétracté du pouvoir depuis trois semaines, Joseph Kabila, ancien président de la République démocratique du Congo (RDC) a resserré les rangs au sein de la plateforme politique, le Front commun pour le Congo (FCC) dont les membres lui ont juré "loyauté et fidélité", dans la banlieue de Kinshasa.

Réunis autour de Kabila, mercredi, les chefs de cette plateforme ont signé un document dans lequel ils s'engagent à "demeurer unis et solidaires sous le leadership" de l'ancien président congolais.

Jadis plateforme électorale, le FCC a été transformé en coalition parlementaire revendiquant 340 députés à l'Assemblée nationale, a indiqué Nehemie Mwilanya, coordinateur du FCC.

Les alliés de Kabila ont également pris la résolution de mettre en place des "mécanismes d’unité d’actions: dans toutes les Assemblées provinciales pour "l’efficacité politique", souligne le même document consulté par Anadolu.

Ils se sont également engagés de "s’abstenir de toute initiative susceptible de nuire à l’unité d’action des membres du Front, singulièrement de ses élus à tous les niveaux, et à respecter, en toutes circonstances les décisions des organes du Front".

Le Premier ministre, le président de l'Assemblée nationale, 25 des 26 présidents des Assemblées provinciales et 25 gouverneurs de province seront issus du camp Kabila.

47 ans, Kabila a dirigé le plus grand pays d’Afrique subsaharienne pendant 17 ans. Il a renoncé à briguer un troisième mandat après pression de l’opposition, de l’Eglise catholique et la communauté internationale.

Kabila avait désigné son ancien ministre de l’Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary pour représenter sa coalition à la présidentielle du 30 décembre 2018.

Ce dernier est sorti troisième derrière Félix Tshisekedi et Martin Fayulu. Shadary était présent lors de la réunion autour de Kabila mercredi.

« Nous n’avons pas perdu, car nous restons encore aux affaires et nous ne craignons rien », a déclaré Aubin Minaku ancien président de l’assemblée nationale.

Tshisekedi tarde à nommer un nouveau chef de gouvernement.

« Les tractations pour le partage des responsabilités se font depuis un bon temps en informel », a déclaré à Anadolu, Peter Kazadi, l’un des responsables du parti de Tshisekedi ( Union pour la démocratie et le progrès social ).

La nomination d’un Premier ministre et des ministres est conditionnée par l’installation du bureau définitif de l’Assemblée nationale d’ici fin février ou début mars, a fait observer Kazadi.

Sortie de la colonisation belge depuis 1960, la RDC a connu cette année sa première passation démocratique du pouvoir entre deux présidents.

 

 

Pascal Mulegwa, Lassaad Ben Ahmed

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 



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