RDC : Félix Tshisekedi succède à son père à la tête du Rassemblement de l’opposition

Publié par Mohamed Hedi Abdellaoui le . Publié dans Actualité Afrique

RDC : Félix Tshisekedi succède à son père à la tête du Rassemblement de l’opposition
"La désignation du successeur de Tshisekedi constituerait un autre blocage au sein des discussions de transition, vu l’ingérence du camp présidentiel dans cette succession", a déclaré l’Archevêque Fridolin Ambongo.

 

AA/ Kinshasa/ Pascal Mulegwa -  Félix Tshilombo Tshisekedi, fils du défunt opposant « historique » Etienne Tshisekedi, a été désigné, unanimement, président du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, principale plateforme de l’opposition en République démocratique du Congo (RDC).

À ses côtés, Pierre Lumbi, président du G7, plateforme soutenant la candidature de l’ancien gouverneur du Katanga Moïse katumbi à la présidentielle, a été nommé président du conseil des sages.

Les deux hommes ont été sélectionnés, en remplacement à Etienne Tshisekedi qui incarnait, à lui seul, le leadership de toute la plateforme, de son vivant.

« Il (Lumbi) est bel et bien le successeur de Tshisekedi au Conseil national de suivi de l’accord », a déclaré à Anadolu Augustin Kabuya, porte-parole de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

Félix Tsholombo Tshisekedi est Secrétaire général adjoint du parti de son père, l’Union pour la démocratique et le progrès social (UDPS).

Chef de la délégation du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement aux négociations entre le pouvoir et l’opposition sous la médiation des évêques de l’Eglise catholique en RDC , Il est depuis pressenti pour le poste de premier ministre. Ce poste doit revenir au Rassemblement, selon l’accord politique signé le 31 décembre 2016 entre le pouvoir et l’opposition.

Dans une récente déclaration à Anadolu , l’Archevêque Fridolin Ambongo, vice-président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), a déclaré que la désignation du successeur de Tshisekedi constituerait un autre blocage au sein des discussions de transition, vu l’ingérence du camp présidentiel dans cette succession.

Mi-février, le président Joseph Kabila avait déclaré aux évêques catholiques qui assurent la médiation dans l’actuelle crise politique en RDC que le choix du successeur de Tshisekedi doit également susciter l’assentiment de son camp, la majorité présidentielle.

« Nous avons pris cette disposition car Etienne Tshisekedi avait été désigné président du Conseil de suivi de l’accord pour sa personnalité historique et emblématique au sein de la classe politique congolaise et non pour sa personnalité au sein de l’UDPS ou du Rassemblement », avait déclaré à Anadolu Adolphe Lumanu, un des négociateurs du camp présidentiel.

Etienne Tshisekedi est décédé le 1er février dernier en Belgique, des suites d’une embolie pulmonaire. Sa dépouille sera rapatriée le 11 Mars prochain à Kinshasa, où il sera inhumé « dans un premier temps » au cimetière de Gombe, à l’issue de funérailles officielles ordonnées par le président Joseph Kabila.

 


 
 

 

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