Le paludisme continue de tuer en Afrique subsaharienne

En 2018, 228 millions de cas de paludisme ont été recensés par l'OMS, et 405.000 personnes en sont mortes dans le monde. Les pays africains sont toujours les plus touchés selon un nouveau rapport de l’OMS publié le 4 décembre.



L'Afrique subsaharienne reste la zone la plus touchée par le paludisme, malgré les efforts menés pour endiguer la pandémie qui touche essentiellement les zones tropicales rurales.

C’est ce qui ressort d’un nouveau rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), rendu public mercredi. Le paludisme constitue même l'une des principales sources de décès en Afrique, selon l'OMS.

En 2018, « le paludisme a touché 228 millions de personnes et tué environ 405.000 personnes, principalement en Afrique subsaharienne », s’alarme l’OMS.

Quinze pays d'Afrique subsaharienne et l'Inde ont concentré quasiment 80 % du nombre total de cas de paludisme dans le monde, parmi lesquels huit, à eux seuls, ont enregistré près de la moitié des cas : le Nigéria (25 %), la République Démocratique du Congo (12 %), le Mozambique (6 %), l'Inde (4 %) et l'Ouganda (5 %), la Côte d’Ivoire, le Mozambique et le Niger (4 % chacun).

Seulement sept pays d’Afrique ont réussi à vaincre la maladie : l’île Maurice, le Maroc, le Lesotho, les Seychelles, la Tunisie et l’Egypte, auxquels l’Algérie vient tout juste de se joindre puisqu’elle n’a enregistré aucun cas en 2018.

Par ailleurs, sur les 24 millions d’enfants infectés et âgés de moins de 5 ans, en Afrique subsaharienne, la moitié souffrait d’une anémie modérée et 1,8 million d’une anémie sévère, facteur de risque majeur de mortalité infantile.

L’OMS estime que l’année dernière, « environ 11 millions de femmes enceintes ont été contaminées par le paludisme dans les zones de transmission modérée ou élevée de la maladie en Afrique subsaharienne ». En conséquence, près de 900.000 enfants sont nés avec un faible poids à la naissance dans le continent.

« Le paludisme continue d’être une maladie de la pauvreté et de l’inégalité », explique le Guinéen Abdourahmane Diallo, directeur général du partenariat Roll Back Malaria.

L’organisation juge que seules « 61% des femmes enceintes et des enfants d'Afrique subsaharienne ont dormi sous une moustiquaire imprégnée d'insecticide en 2018 ».

Le paludisme se manifeste par une forte fièvre et un grave état grippal. C'est une maladie qui sévit souvent dans les lieux marécageux et tropicaux ou subtropicaux, particulièrement dans les milieux ruraux.

Son impact est moins important dans les zones urbaines puisque les villes offrent une meilleure possibilité de lutte anti-vectorielle combinée, notamment par l'aménagement de l'environnement et des actions plus spécifiques comme les pulvérisations d'insecticides ou encore l'utilisation de moustiquaires imprégnées.

La maladie est causée par une parasitose du nom de Plasmodium, transmis par la piqûre de la femelle d’un moustique Anophèles (du grec anofelis, qui signifie « inutile »), qui a besoin de sang pour assurer la croissance de ses œufs.

Pour lutter efficacement contre la maladie, l’OMS recommande l’utilisation de moyens de lutte anti-vectorielle efficaces (moustiquaires imprégnées d’insecticide ou pulvérisation de résidus à l’intérieur) et de médicaments antipaludéens préventifs pour protéger les femmes enceintes et les enfants du paludisme.

 

 

Peter Kum, Lassaad Ben Ahmed

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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