Niger : Manifestation de l'opposition à Niamey contre «la mauvaise gouvernance»

Et pour exiger un processus électoral «inclusif» et «transparent».



Des centaines de personnes ont manifesté samedi matin à Niamey, la capitale du Niger, pour dénoncer la"mauvaise gouvernance" du pouvoir et exiger un processus électoral "inclusif " et "transparent", a constaté le correspondant d’Anadolu.

La manifestation a été initiée par le "Front pour la restauration de la démocratie et la défense de la République" (FRDDR)et le "Front patriotique" (FP), les deux principales coalition de l'opposition nigérienne.

Partis de la "Place Toumo", à la périphérie Est de Niamey, les manifestants ont parcouru plusieurs kilomètres avant d'atteindre la "Place de la concertation" située devant l’Assemblée nationale, où a eu lieu un meeting.

Les manifestants ont scandé des slogans dénonçant "la mauvaise gouvernance" du pouvoir en place et exigeant "un processus électoral inclusif et transparent" pour les élections législatives et présidentielles de 2020 et 2021.

Dans un discours qu’il a prononcé au cours du meeting, l’ancien président de la République et président du FRDDR, Mahamane Ousmane a accusé le président Issoufou Mahamadou et son gouvernement de "persister dans leur refus de trouver des solutions durables" aux préoccupations du peuple nigérien.

"L’opposition nigérienne déplore l’incapacité du gouvernement et du président Issoufou Mahamadou à faire face au climat sécuritaire dans notre pays", a-t-il ajouté.

Il a, en outre, prévenu que "l’opposition usera de tous les moyens légaux pour garantir la transparence des futures élection.

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni avait publié le le 16 août dernier le calendrier électoral de 2020-2021 fixant le premier tour de la présidentielle au 27 décembre 2020 en même temps que les législatives.

Les élections locales seront tenues le 1er novembre 2020 et l'éventuel second tour de la présidentielle le 21 février 2021.

L’opposition et le pouvoir n’arrivent toujours pas à s’entendre sur les préparatifs des futures élections.

L’opposition continue à rejeter le code électoral qui exclut de toute compétition électorale son chef de file Hama Amadou, sur fond de sa condamnation à la peine d’un an de prison ferme dans le cadre de l’affaire dite de trafic des bébés du Nigeria.

Elle refuse aussi de déléguer des représentants à la commission électorale nationale, qu'elle accuse d’être majoritairement composée de personnalités proches du pouvoir.

A l’issue de la présidentielle de 2021, le Niger devra se doter d'un nouveau président.

L’actuel chef d'Etat, Issoufou Mahamadou, a promis qu’il ne se représentera pas à la fin de son second et dernier mandat constitutionnel.

Son parti a déjà désigné le ministre de l’Intérieur Bazoum Mohamed comme étant son candidat à la prochaine présidentielle.

Malgré le code électoral qui l’exclut de toute compétition, l’opposant Hama Amadou a aussi été désigné par son parti candidat à cette présidentielle.

 

 

 

Illa Kané, Nadia Chahed

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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Mots-clés: Niger, Manifestations, oppoition

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