Tunisie : la demande de libération du candidat à la Présidentielle, Karoui, rejetée

La Chambre d’accusation auprès de la Cour d’appel ainsi que la Cour de cassation ont d’ores et déjà motivé leur rejet

 

Le juge d’instruction auprès du pôle judiciaire économique et financier en Tunisie a rejeté, mercredi, la demande de libération du candidat à la Présidentielle, Nabil Karoui.

Un communiqué du parti politique présidé par Karoui, "Au cœur de la Tunisie", a indiqué que cette décision du juge d’instruction a été motivée par son incompétence pour statuer sur la question.

Le communiqué du parti de Karoui a également noté que la Chambre d’accusation auprès de la Cour d’appel, ainsi que la Cour de cassation, ont d’ores et déjà motivé leur rejet du traitement de la demande de libération de Karoui par leur incompétence pour statuer sur la question.

Nabil Karoui (56 ans), président du parti politique tunisien "Au cœur de la Tunisie", est parvenu à atteindre le deuxième tour de l’élection présidentielle en Tunisie en dépit des accusations de blanchiment d’argent de d’évasion fiscale dont il fait l’objet.

Il a été arrêté le 23 août 2019, à la suite d’un mandat de dépôt de la Cour d’appel de Tunis.

 

6 recours contre les résultats du premier tour de la Présidentielle

Anis Jarboui, membre au sein de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Élections en Tunisie (ISIE), a annoncé que six recours contre les résultats du premier tour de l’élection présidentielle ont été déposés auprès de l’Instance.

Jarboui a ajouté, jeudi, que ces recours ont été déposés par les candidats Abdelkrim Zbidi (indépendant), Saif Eddine Makhlouf (Coalition de la dignité), Hatem Boulabiar (indépendant), Slim Riahi (Mouvement nouvelle patrie), Youssef Chahed (Tahya Tounes) et Neji Jalloul (indépendant).

Le membre de l’ISIE a indiqué qu’à la suite de ces recours, dont le nombre risque d’être revu à la hausse, il est de plus en plus difficile d’organiser le deuxième tour de la Présidentielle dans son délai initialement prévu, c'est-à-dire le 29 septembre 2019.

 

Le parti politique Tahrir a réitéré son rejet des élections

Le parti politique tunisien Tahrir a réitéré son rejet des élections, les qualifiant de "diversion" visant à renforcer l’emprise occidentale et capitaliste sur le processus décisionnel en Tunisie.

Le président du bureau politique du parti, Abdelraouf Amri, a déclaré à l’Agence Anadolu, jeudi, que "les élections étaient un mécanisme d’alternance sur le pouvoir en fonction d’une constitution élaborée sous pressions et directives étrangères et contraire aux convictions islamistes".

"Les deux candidats au deuxième tour de la Présidentielle ne sont pas issus hors du système politique tunisien, ils proviennent, au contraire, du cœur de ce système", a-t-il ajouté.

Le chef de la cellule d’information du parti, Lassad Ajili, a, pour sa part, déclaré : "le taux d’abstention au premier tour de la Présidentielle a dépassé les 50%, il s’agit d’un indicateur d’une volonté de changement émanant des Tunisiens et de leur rejet de l’actuel système."

Le parti Tahrir en Tunisie est une branche du parti politique "Hizb ut-Tahrir" fondé à Jérusalem en 1953 par Taqiuddin al-Nabhani. L’action de ce parti et de toutes ses ramifications à l’échelle internationale s’articule autour de la mise en place du Califat et de la reprise du mode de vie islamiste.

 

 

 

Adel Thabti, Yosra Ouanes, Hichem Ben Ahmed, Mohammed Maher Ben Romdhane

 

 

 


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Mots-clés: Tunisie, tunisie politique, Nabil Karoui

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