Les civils dans le camp syrien Rokban attendent encore l'évacuation

Publié par Nur Asena Gülsoy le . Publié dans Actualité Moyen-Orient

Quelques 60 mille civils essaient de survivre dans les conditions inhumaines dans le camp Rokban, à la frontière jordanienne.

Les civils qui se sont réfugiés dans le camp syrien Rokban, à la frontière jordanienne, sous le blocus du régime de Bachar al-Assad, attendent encore d'être évacués.

Quelques 60 mille civils essaient de survivre dans les conditions inhumaines dans le camp Rokban, à la frontière jordanienne.

Les Nations unies (ONU) font appel à l'amélioration des conditions dans le camp, à l'autorisation de l'acheminement d'aide humanitaire et à une évacuation sécurisée et volontaire.

Le président du Centre de contrôle national du ministère russe de la Défense, Mihail Mizintsev a affirmé, dans un point de presse, mardi, qu'ils ont mis en place deux centres à Julayb et Jabla al-Gurab, à Homs, pour l'évacuation des civils à Rokban.

Il a déclaré que les civils seront emmenés dans les centres d'abri provisoire dans le rif de Damas, via deux corridors que coordineront ces centres.

Les autres responsables russes qui ont participé à la réunion ont soutenu que les corridors pourront permettre le passage de mille personnes et 50 véhicules par jour.

Cependant, les civils à Rokban et les autres acteurs syriens et internationaux demeurent préoccupés, dans l'attente, malgré cette démarche russe.

Le porte-parole du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (UNOCHA), Jens Laerke a affirmé à l'Agence Anadolu que l'ONU n'est pas intervenue dans l'ouverture de ces corridors.

"Cette démarche a été annoncée par les responsables russes et syriens, a-t-il fait savoir. Nous réitérons que le retour des civils ou la réinstallation doivent être faits dans le cadre de certains principes, volontairement, prudemment et de manière sécurisée."

Par contre, des sources auprès de la Coalition nationale de l'opposition et des forces révolutionnaires de Syrie ont noté que Moscou n'a pas renseigné sufisamment les parties concernées.

Les sources ont conclu qu'ils ont des difficultés à contacter l'administration civile dans le camp de Rokban, et que les habitants du camp ne sont même pas au courant des démarches annoncées par la Russie.

 

 

Dmitri Chirciu, Bayram Altuğ, Adham Kako, Nur Asena Gülsoy

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 

 



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