Alep, vidée de sa population par l'armée syrienne et l'aviation russe

La ville d'Alep (Syrie Nord) qui était un bastion des forces modérées opposées à Bashar al Assad, est depuis quelques jours sous l'assaut de l'armée syrienne soutenue par l'aviation russe qui bombarde la vile sans relâche.

Alep, la capitale économique de la Syrie, comptait 3 millions d'habitants avant la guerre de Syrie. Suite aux combats entre opposants et loyalistes du régime de la dynastie Assad, en 2012, la moitié Est de la ville est passée sous contrôle rebelle. C'est alors que les armées du régime ont bombardé chaque école, hôpital et boulangerie avec des barils d'explosifs pour rendre la vie impossible aux habitants de cette zone, mais surtout paralyser l'économie et le bon fonctionnement de cette moité de la ville. Des écoles et hôpitaux souterrains ont été improvisés par les rebelles et des organisations civiles... Des 2 millions d'habitants que comptait la partie Est de la ville, il n'en reste que 200 000. 20% des civils de la moitié Ouest ont eux aussi migré vers la Turquie, ou vers Lattaquié pour certains d'entre eux. La ville compte aujourd'hui 1 million d'habitants.

La bataille d'Alep a regagné toute son intensité à la veille de la reprise des pourparlers pour la paix en ce début de mois à Genève (Suisse) avec l'offensive de l'armée syrienne, du Hezbollah et de mercenaires afhgans engagés par l'Iran, couverte par l'aviation russe quin n'a eu aucune considération pour la population civile. Les pourparlers ont été reportés au 25 février : le camp Assad et ses parrains, Russie et Iran, auront désormais l'ascendant pour ces négociations.

Syrian civil war

Pendant ce temps, la population qui n'était pas bloquée par les bombardements (civils des bourgades et la périphérie) a commencé à fuir vers le Nord. Les images de ce drame relayées par les réseaux sociaux, montrent la fuite de milliers de citoyens, dont des personnes âgées et des enfants. Certains ont pu emporter le nécessaire, d'autres en revanche, ont dû partir sans aucune provision. Les civils continuent à payer le prix de cette guerre.

La stratégie de la terre brûlée semble avantager le camp baassiste à l'heure actuelle. La réaction de l'Otan et de l'Arabie Saoudite se fait attendre. 

À l'heure actuelle, plusieurs dizaines de milliers de civils se dirigent vers la frontière turque qui restait fermée malgré les appels des pays membres de l'UE à l'ouverture de celle-ci. Les mêmes pays membres de l'UE qui ferment leurs portes à ces migrants pour des raisons de sécurité, critiquent la Turquie qui n'a pas des considérations moindres envers les citoyens syriens. La Turquie qui accueille plus de 2 millions de réfugiés syriens et qui a été la cible d'attentats terroristes ces derniers mois, a mis en place 8 camps de réfugiés qui accueillent 60 000 personnes du côté Syrien de la frontière, loin des zones de combats. Avec l'aide du Croissant Rouge et de l'ONG AFAD, elle accueille tous les nouveaux réfugiés dans ces camps, sur territoire syrien. Le préfet du vilayet de Kilis, Süleyman Tapsız, a aujourd'hui fait une déclaration à la presse, lors d'une visite au poste frontière de Öncüpınar. Il a souligné l'efficacité de l'action humanitaire engagée par la Turquie. Il a par ailleurs rappelé que la Turquie resterait toujours solidaire avec les civils sans considération d'ethnie, de langue, de religion, ou d'opinion politique.

Images choquantes dans la vidéo suivante

Le camp de réfugiés de Bab al-Salama, frontière turco-syrienne

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