Lavrov : «La Russie a commencé à livrer le système S-300 à la Syrie»

Lavrov : «La Russie a commencé à livrer le système S-300 à la Syrie»

Le système renforcera «de manière significative» les capacités de défense aérienne du régime syrien, selon le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou.

 

La Russie a commencé à livrer le système de défense aérienne S-300 à la Syrie, a déclaré vendredi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

S'exprimant lors d'une conférence de presse à l'issue de son allocution à la 73ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, Lavrov a déclaré que la livraison du système avait déjà commencé après la destruction d'un avion militaire russe en Syrie.

Mardi 18 septembre, selon des sources russes et israéliennes, des F-16 israéliens sont entrés dans l’espace aérien syrien pour frapper des cibles militaires syriennes dans la province de Lattaquié, ville portuaire du nord-ouest.

Lorsque le système de défense aérienne S-200 construit en Russie pour la Syrie a répondu à la brèche dans l’espace aérien, un avion militaire russe Il-20 a été touché par un missile, détruisant l’avion et tuant les 15 militaires à bord.

Lundi, Moscou - accusant Israël d'utiliser l'avion russe pour échapper aux défenses aériennes syriennes - a annoncé sa décision de fournir à Damas le système avancé de défense aérienne S-300.

Dans un communiqué, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a affirmé que le système renforcerait "de manière significative" les capacités de défense aérienne du régime syrien.

Selon des responsables russes, le S-300 peut atteindre des cibles jusqu’à 250 kilomètres et détruire simultanément plusieurs cibles.

Signalant que la Russsie ne permettrait pas une répétition de ce qui s'est passé à Raqqah, Lavrov a affirmé que des milliers de Syriens avaient déjà commencé à retourner à Alep et à Ghouta-Est.

L’année dernière, selon un accord conclu entre les deux parties, les combattants de Daech et leurs familles avaient été autorisés à échapper de Raqqah sous le regard de la coalition composée des États-Unis, du Royaume-Uni et du groupe terroriste PKK-YPG-PYD, qui contrôle actuellement la ville.

Faisant référence la présence du groupe terroriste Al-Nosra dans la zone de désarmement d'Idlib, Choïgou a déclaré que les milices et les armes lourdes étaient transférées dans d'autres zones, ajoutant que la Turquie avait pris la responsabilité de différencier le groupe d'opposition modéré prêt à s'engager dans le processus politique et le groupe terroriste al-Nosra; ce qui n'est pas une tâche facile selon le ministre russe de la Défense.

Le 17 septembre, le président turc, Recep Tayyip Erdogan et le président russe, Vladimir Poutine ont convenu dans la ville russe de Sotchi d’établir une zone de désarmement dans la province syrienne d’Idlib.

Située près de la frontière turque, Idlib abrite plus de 3 millions de Syriens, dont beaucoup ont fui d'autres villes après les attaques des forces syriennes de Bachar al-Assad.

 

Betül Yürük, Sena Güler, George Albert Bernard, Ümit Dönmez

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 


 


 

 

 
 
 

Imprimer E-mail

REMARQUE ! Ce site utilise des cookies.

Si vous ne changez pas les paramètres de votre navigateur, vous êtes d'accord.

J'ai compris

S'inscrire à la Newsletter de actualite-news.com

  • [javascript protected email address]