La Russie affirme que ses S-300 pourraient fermer des parties de l'espace aérien syrien

La Russie affirme que ses S-300 pourraient fermer des parties de l'espace aérien syrien

Le responsable russe Vladimir Ermakov a déclaré que le déploiement du système de défense vise à stabiliser la région.

 

La Russie a annoncé que son système de défense S-300 pourrait fermer certaines parties de l’espace aérien syrien "si nécessaire", selon la déclaration, mardi d'un directeur du ministère russe des Affaires étrangères lors d’une conférence de presse.

Vladimir Ermakov, directeur du département de la non-prolifération et du contrôle des armements du ministère russe des Affaires étrangères, a déclaré: "Les approvisionnements russes en Syrie pourraient fermer l’espace aérien syrien si nécessaire."

"Il n'y a rien du tout pour empêcher la Russie dans le domaine de la réduction des armes offensives stratégiques, des arsenaux de missiles et des armes nucléaires, à l'exception des accords russo-américains. La situation actuelle permet de supposer que la possibilité de nouveaux accords dans les années à venir n'est pas très élevée", a évalué Ermakov.

Lundi, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a déclaré dans un communiqué que le pays allait livrer un système de missiles antiaériens S-300 aux forces du régime syrien dans un délai de deux semaines.

"Il est capable d’intercepter des menaces aériennes à plus de 250 kilomètres et de frapper simultanément plusieurs cibles aériennes", a-t-il rappelé dans le communiqué.

Contrairement aux inquiétudes du conseiller américain à la sécurité nationale, John Bolton, selon lesquelles le déploiement pourrait dégénérer en tensions, a estimé M. Ermakov, "cela conduirait en fait à une stabilisation" de la situation dans la région.

"En fait, ces actions conduiront à la stabilisation de la région, car nous serons en mesure de fermer l'espace aérien si nécessaire et, surtout, nos militaires qui remplissent leur devoir international à l'invitation du gouvernement syrien seront protégés", a-til avancé, selon l'agence de presse d'État RIA Novosti.

Parlant également lors de la conférence de presse, le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a réaffirmé que les approvisionnements des systèmes S-300 "ne visaient aucun pays tiers".

La semaine dernière, des F-16 israéliens sont entrés dans l’espace aérien syrien pour frapper des cibles militaires syriennes dans la province du nord-ouest de Lattaquié.

Lorsque le système de défense aérienne S-200, construit en Russie pour la Syrie, a réagi à la brèche dans l’espace aérien, un avion militaire russe Il-20 a été touché par un missile, détruisant l’avion et tuant les 15 soldats à bord.

Moscou a accusé Israël d'utiliser l'avion russe comme bouclier contre la défense syrienne.

La Russie soutient les forces du régime syrien alors qu’Israël mène des frappes aériennes contre des forces présumées soutenues par l’Iran opérant le long de sa frontière.

Les deux armées coopèrent par le biais d'une ligne téléphonique d'urgence pour prévenir les incidents.

 

Emre Gürkan Abay, Satuk Buğra Kutlugün, Sıdrah Gufran Roghay, Ümit Dönmez
Photographie : Archive, Agence Anadolu

 


 


 

 

 
 
 

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