Le dernier recours des habitants d'Idlib : l'émigration vers l'Europe

Le dernier recours des habitants d'Idlib : l'émigration vers l'Europe

Environ 40 000 personnes ont fui leur domicile au cours des 10 derniers jours à cause des frappes aériennes récentes.

 

Les civils déplacés de leurs maisons dans la province syrienne d’Idlib dans le nord-ouest, du fait du conflit prolongé dans le pays affirment que leur «dernier recours» est de migrer en Europe.

Quelque 40 000 personnes ont fui vers le nord de la province ces dix derniers jours dans la crainte du régime de Bachar al-Assad et de ses frappes aériennes soutenues par les Russes.

Les frappes aériennes du régime et de ses alliés ont commencé dans le nord de Hama, au sud et au sud-ouest d’Idlib le 4 septembre, alors que l’intensité des attaques a diminué au cours des trois derniers jours.

Au cours des 11 derniers jours, quelque 8 000 familles ont migré vers des camps de réfugiés près de la frontière turque et dans différentes régions du nord du pays, selon une ONG en Syrie.

Certains civils se sont réfugiés près des points d'observation des forces armées turques, estimant qu'ils sont plus en sécurité.

Ahmed Semmu, qui n’est qu’un des milliers de résidents déplacés à cause des frappes aériennes, a raconté son expérience de mort imminente.

«La semaine dernière, le régime a visé de manière barbare toute la région avec des avions de combat et des tirs d’artillerie. Nous avons échappé de peu à la mort», a déclaré Semmu.

«Ceux qui ont fui leurs maisons sont maintenant hébergés sous des oliviers et / ou sous des tentes», a-t-il ajouté.

 

«Nous sommes ici aussi depuis longtemps que les Turcs»

Soulignant que les zones d'observation des Forces armées turques (TSK) ne sont pas visées par les frappes aériennes, Semmu a souligné: «Nous ne voulons pas quitter nos terres. Tant que les Turcs seront là, nous serons là aussi.

Zeanif Hacci, un autre habitant d'Idlib, a déclaré: «Nous ne voulons ni nourriture ni boissons. Nous voulons que ce problème soit résolu.

"Si les frappes ne s'arrêtent pas, nous devrons migrer vers la Turquie, puis vers les pays européens", a-t-il ajouté.

Halit Sayel, qui vit dans le village de Tal Dam à Idlib, s’est plaint des frappes aériennes, affirmait que la majorité de son village avait été détruite et était devenue inhabitable.

«Nos villages sont bombardés. Nous avons fui vers des zones proches d’un point d’observation des Forces armées turques (TSK) sur la colline de Sirman, car nous savons qu’elles ne sont pas touchées par des frappes aériennes, a dit Sayel.

Il a poursuivi en signalant qu'ils retourneraient certainement dans leur village si le bombardement s'arrêtait, mais ils devraient migrer si ce n'est pas le cas.

Depuis le début du mois de septembre, au moins 30 civils ont été tués à Idlib et à Hama, et des dizaines de personnes ont été blessées par des frappes aériennes et des attaques du régime et des avions militaires russes, selon l'organisation de défense civile des Casques Blancs.

Le régime syrien a récemment annoncé son intention de lancer une offensive militaire majeure dans la région, longtemps contrôlée par divers groupes d’opposition armés.

L'ONU avertit qu'une telle offensive mènerait à la "pire catastrophe humanitaire du 21ème siècle"

 

Burak Karacaoglu, Esref Musa, Nilay Kar, Kübra Chohan, Ümit Dönmez
Photographie : Agence Anadolu

 


 

RADIO MIT - Radio Made in Turkey - RSS News

16 novembre 2018

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