Bozdag: "La Syrie n'est plus un sujet sur lequel il faut faire des calculs"

Bozdag: La Syrie n'est plus un sujet sur lequel il faut faire des calculs

"Ceux qui ont le pouvoir d’arrêter ces massacres et qui ne l’ont pas fait ont aussi une part de responsabilité", a également déclaré le porte-parole du gouvernement turc, après l'attaque présumée chimique du régime de Bachar al-Assad contre des civils à Douma.
 

AA - Ankara - Le vice-Premier ministre et porte-parole du gouvernement turc, Bekir Bozdag, a appelé la communauté internationale à agir ensemble en Syrie pour mettre fin aux attaques chimiques, soulignant le fait que ce pays ne devait plus être le théâtre d’un bras de fer entre les Etats-Unis et la Russie.

Bozdag a tenu une conférence de presse, lundi, après la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres.

L’opération Rameau d’olivier à Afrin et l’attaque, probablement chimique, du régime de Bachar al-Assad contre les civils dans la Ghouta orientale étaient au centre des sujets évoqués par le vice-Premier ministre turc.

Bozdag a d’abord voulu donner les derniers chiffres relatifs à l’opération Rameau d’olivier, lancée le 20 janvier par l’Armée turque et l’Armée Syrienne Libre (ASL) contre les organisations terroristes PYD/YPG/PKK et Daech dans la région d’Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie.

A ce jour, 4044 terroristes ont été neutralisés grâce à l'opération Rameau d'olivier, a-t-il fait savoir. L'opération Rameau d'olivier se poursuit comme planifiée. Depuis le début de l'opération 102 mines anti-personnel et 739 explosifs ont été neutralisés."

Il a également indiqué que depuis le début de l’opération, 52 soldats turcs sont tombés en martyrs et 232 autres ont été blessés.

Le porte-parole du gouvernement turc s’est ensuite exprimé au sujet de l’attaque mortelle de ce week-end, perpétrée par le régime syrien à Douma, dans la Ghouta orientale.

"Ce qui se passe en Syrie nous affecte profondément. Pas seulement les derniers évènements, tout depuis le début du conflit. Les gens, les civils meurent, que ce soit sous l’utilisation d’armes chimiques ou d’armes conventionnelles. Dans tous les cas, la communauté internationale doit réagir de la même manière, peu importe le type d’armes utilisées", a-t-il dit.

"Près de 800 mille syriens sont morts. Le régime est le premier responsable de ce bilan. Mais ceux qui ont le pouvoir d’arrêter ces massacres et qui ne l’ont pas fait ont aussi une part de responsabilité", a-t-il ajouté.

Pour Ankara, il est certain que des armes chimiques ont une nouvelle fois été utilisées contre des civils ce samedi à Douma.

"Les données que nous avons obtenu de nos services de renseignement, et les images et vidéos parvenant de la région, démontrent qu'il s'agit d'une attaque chimique, a-t-il affirmé. Mais il faut que des experts le confirment après une enquête. Il est essentiel qu'une enquête soit ouverte et que la lumière soit faite. Le sujet est trop important pour qu'il soit laissé aux déclarations des différentes parties ".

Bekir Bozdag a appelé la communauté internationale à enfin agir pour mettre fin à ces massacres.

"La Syrie n'est plus un sujet sur lequel il faut faire des calculs, a-t-il insisté. La Syrie ne doit plus être le théâtre d’un bras de fer entre les Etats-Unis et la Russie. Nous devons tous privilégier l'humanité et la conscience. Il est extrêmement important que la communauté internationale agisse ensemble."

Le vice-Premier ministre turc a aussi répondu aux déclarations du ministre russe des Affaires Etrangères, Sergey Lavrov, qui a demandé que la Turquie remettre Afrin au régime syrien.

"La Turquie n’est pas un envahisseur. Nous n’avons pas de visées sur le territoire syrien. Une fois la solution politique trouvée dans le conflit syrien, la région d’Afrin sera restructurée selon cette solution", a-t-il expliqué.

Pour finir, Bekir Bozdag a fait des déclarations au sujet du flux récent de réfugiés afghans et pakistanais qui arrivent dans l’Est de la Turquie depuis le territoire iranien.

"Une grande majorité reste en Turquie, ceux qui vont en Occident sont minoritaires. Face à cette situation, nous allons construire un camp d’accueil temporaire dans la province d’Igdir (Est)", a-t-il indiqué.

 

Enes Kaplan, Sarp Özer, Tuncay Çakmak, Nevzat Demirkol

 


 

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