États-Unis: une zone d'exclusion aérienne ne résoudrait pas les problèmes fondamentaux en Syrie

Publié par Kasım İleri le . Publié dans Actualité Moyen-Orient

Le vice-conseiller en sécurité nationale du président américain s'exprimait après que le président turc Erdogan a réitéré son appel pour une zone d'exclusion aérienne et la formation de zones de sécurité pour les réfugiés dans le nord de la Syrie, durant le dernier sommet du G20.

 

Les Etats Unis continuent à considérer qu’une zone d'exclusion aérienne dans le nord de la Syrie ne peut pas aider à résoudre la crise dans ce pays déchiré par la guerre, a déclaré mardi, le vice-conseiller en sécurité nationale du président Barack Obama.

 "Nous ne pensons pas qu'une zone d'exclusion aérienne permettrait de résoudre les problèmes fondamentaux sur le terrain car le combat se poursuit sur le terrain", a déclaré Ben Rhodes, aux journalistes présents au Laos, où le président américain se trouve pour un sommet régional (29ème sommet de l' Association des Nations de l'Asie du Sud Est- ASEAN).

"Une zone d'exclusion aérienne serait nécessairement cantonnée dans une zone spécifique, alors que nous avons des problèmes et de la violence à travers le pays", a-t-il ajouté.

La déclaration de Rhodes est venue après que le président turc Recep Tayyip Erdogan a réitéré son appel pour une zone d'exclusion aérienne et la formation de zones de sécurité pour les réfugiés dans le nord de la Syrie, lors de sa visite en Chine pour le dernier sommet du G20.

Rhodes a affirmé que les  États-Unis continueront à consacrer des ressources pour  la lutte contre Daech mais a souligné l'importance de fermer la frontière turco-syrienne et la débarrasser des éléments de Daech en termes de prévention du flux de combattants étrangers.

Il a, à ce propos, salué les opérations de la Turquie dans Jarabulus pour débarrasser sa frontière des éléments de Daech, précisant qu'il s’agissait d’ "une priorité clé" depuis fort longtemps.

«Si nous pouvons rendre cette frontière étanche en utilisant les forces turques, les forces de l'opposition [syrienne], avec notre soutien logistique et aérien, je pense que cela nous permettrait de réaliser une avancée substantielle contre Daech»,  a-t-il ajouté.

Interrogé sur l’extradition de Fetullah Gulen, chef de l'organisation terroriste  FETO,  Rhodes a déclaré que Washington n’ignore pas les préoccupations d'Ankara.

 La Turquie avait émis, le mois dernier, une demande officielle à Washington d'extrader le chef FETO instigateur du coup d'Etat manqué du 15 juillet dernier.  

 Rhodes a déclaré que le ministère de la Justice a consacré des ressources considérables à l'examen des preuves turques de la culpabilité de Gulen et que les responsables de ce département ont eu des rencontres avec leurs homologues turcs.

 "Nous n’ignorons pas leurs préoccupations, nous leur disons simplement ‘vous devez atteindre un seuil légal [de preuves]’" a-t-il ajouté.

 
 

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