«Le YPG/PKK viole les sanctions internationales en fournissant du pétrole au régime d'al-Assad »

Le SNHR a publié un rapport relatif à l’exploitation de gaz et de pétrole dans les régions syriennes occupées par le groupe terroriste YPG/PKK.

 

Selon le Réseau Syrien des Droits de l’Homme (SNHR), l’organisation terroriste YPG/PKK viole les sanctions américaines et européennes en continuant de fournir du pétrole au régime de Bachar al-Assad.

Le SNHR a publié, jeudi, un rapport relatif à l’exploitation de gaz et de pétrole dans les régions syriennes occupées par le groupe terroriste YPG/PKK.

D’après ce rapport, les Forces Démocratiques de Syrie (FDS) (principalement constitués du YPG/PKK), continuent à alimenter le régime syrien en gaz et pétrole, ce qui constitue "une violation des sanctions européennes et américaines".

Le SNHR affirme que le YPG/PKK transfert les hydrocarbures au régime de Damas via les sociétés du régime et les trafiquants, et empoche ainsi des "millions de dollars" en ignorant les sanctions internationales.

L’ONG réclame que l’usage des revenus de ce commerce illégal soit partagé avec l’opinion publique internationale.

Le rapport indique notamment que les efforts de la Coalition internationale pour mettre fin aux trafics sont insuffisants.

En mai 2019, les forces de la coalition avaient bombardé à 2 reprises dans camions-citernes contenant du pétrole de contrebande.

 

La collaboration YPG/PKK-régime al-Assad :

L’organisation terroriste YPG/PKK, soutenue par les Etats-Unis, continue d’occuper 70% des région pétrolières de Syrie.

L’organisation, qui utilise le prête-nom de FDS en Syrie, partage le pétrole exploité dans les régions qu’elle occupe avec le régime syrien.

La semaine passée, l’organisation terroriste avait annoncé, sous les pressions des Etats-Unis, que tous les points de passage à Deir ez-Zor, par où était transféré le pétrole, ont été fermés définitivement.

En juillet 2018, le YPG/PKK et le régime de Damas avaient entrepris des discussions concernant l’exploitation du pétrole se trouvant à Deir ez-Zor.

Suite à ces discussions, un oléoduc avait été installé à l’ouest de Deir ez-Zor pour accélérer le transfert de pétrole au régime.

 

Les YPG ("Yekîneyên Parastina Gel", "Unités de protection du peuple") et le PYD ("Partiya Yekîtiya Demokrat, "Parti de l'union démocratique" sont des branches syriennes respectivement militaire et politique du groupe terroriste PKK ("Partiya Karkerên Kurdistan" : "Parti des travailleurs du Kurdistan"). Le PKK est répertorié comme une organisation terroriste par la Turquie, les États-Unis et l'Union Européenne. Au cours de sa campagne terroriste de plusieurs décennies contre la Turquie, le PKK a tué plus de 40 000 personnes sur le seul territoire turc, dont 7 000 civils.

 

Soylu : "les Etats-Unis donnent ouvertement des armes à l'organisation terroriste PKK"

"Les Etats-Unis, allié de la Turquie depuis plus de 40 ans, donnent ouvertement des armes à l'organisation terroriste PKK et mènent des projets communs avec lui", a dénoncé le ministre turc de l'Intérieur, Suleyman Soylu.

Soylu s'exprimait, jeudi, lors du "Congrès Internationale de Sécurité" organisé à l'Académie de Gendarmerie et des Garde-côtes.

Il a d'abord indiqué que les espaces politiques, financier et de recrutement de l'organisation terroriste PKK se trouvent essentiellement en Europe, ajoutant notamment que les dirigeants et les sous-membres de l'organisation terroriste FETO, ayant perpétré une tentative de coup-d'état en Turquie (le 15 juillet), vivent eux aux Etats-Unis .

"L'Occident, les pays leaders, instrumentalisent le terrorisme, c'est pourquoi le système mondial n'arrive pas à s'en défendre", a-t-il regretté.

"La Turquie mène une lutte contre l'organisation terroriste PKK depuis 40 ans", a rappelé le ministre turc, rappelant que selon le rapport sur l'indice du terrorisme mondial de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, le PKK s'est placé en première place des groupes terroristes les plus meurtriers en Europe en 2017.

"Le PKK contrôle depuis de longues années 80 à 90% du trafic européen de drogues. Entre les années 2009 et 2012, les Etats-Unis ont listé douze soi-disant dirigeants du PKK comme trafiquants de stupéfiants", a-t-il dit.

"Malgré tout cela, ce même pays (les Etats-Unis), allié de la Turquie depuis plus de 40 ans, donne ouvertement des armes à l'organisation terroriste PKK, développe des projets communs avec lui, le forme, agit de manière conjointe avec le PKK/PYD concernant l'affaire syrienne", a-t-il fustigé.

Soylu a poursuivi en indiquant que la Turquie, en raison de sa localisation géographique, doit directement affronter de nombreux problèmes inhérents à la sécurité mondial.

"La Turquie a une expérience, une succès et une connaissance supérieures à celle de la moyenne mondiale concernant les sujets relatifs au terrorisme, à la migration et aux stupéfiants", a-t-il lancé.

Se penchant sur la lutte contre la migration clandestine de la Turquie, Soylu a indiqué que l'année dernière, la Turquie a intercepté 268 000 migrants irréguliers et que ce chiffre a déjà atteint 270 milles depuis le début de l'année à ce jour.

Par ailleurs, il a relevé la présence de plus de 3,6 millions Syriens en Turquie, sous le statut de protection temporaire.

"Le taux de scolarisation des Syriens en Turquie à l'école primaire est de 96,3%", a-t-il dit ajoutant: "le taux de scolarisation des migrants est de 61% dans l'ensemble du monde."

"La construction d'un espace sécurisé en Syrie accélère les retours volontaires. Au niveau de sa politique extérieure, la Turquie, par le dialogue et la concertation, travaille pour instaurer la prospérité. Dans l'espace sécurisé, que nous avons érigé grâce aux opérations Bouclier de l'Euphrate et Rameau d'Olivier, 354 mille Syriens sont retournés volontairement dans leur pays jusqu'à maintenant", a-t-il conclu.

 

Akar : « Les travaux pour la zone sécurisée en Syrie, prendront fin en cas d'actes dilatoires »

Les travaux pour la zone sécurisée en Syrie, prendront fin en cas d'actes dilatoires de la part des États-Unis, a déclaré le ministre turc de la Défense nationale, Hulusi Akar.

Le ministre a prononcé un discours lors d'une cérémonie organisée jeudi à Ankara, pour célébrer la Journée des Anciens combattants.

Il a abordé les travaux conjoints menés avec les États-Unis pour former une zone sécurisée dans le nord de la Syrie.

"Nous continuerons les discussions et le travail conjoint sur la zone sécurisée, tant qu'ils conviennent à nos objectifs, a déclaré le ministre Akar. Les travaux menés avec les États-Unis prendront fin s'il y a des actes dilatoires ou un retard."

Akar a rappelé ce qui s'était passé à Manbij et à Raqqa, et a dit que la Turquie "ne veut pas que cela se répète".

"Comme l'avait indiqué notre Président Recep Tayyip Erdogan, nous nous débrouillerons tout seul, en cas de besoin, a-t-il insisté. Nos plans B et C sont prêts."

Akar a en outre souligné que la Turquie respecter et vise à préserver l'intégrité politique et territoriale de la Syrie.

"Mais nous ne permettrons pas la création d'un corridor de terrorisme dans cette région, a-t-il conclu. Notre objectif final est de mettre fin à la présence du PKK/PYD/YPG dans le nord de la Syrie, de créer un corridor de paix pour assurer le retour de nos frères syriens à leur pays, chez eux."

 

 

 

 

Adham Kako, Muhammed Boztepe, Sarp Özer, Nur Asena Gülsoy, Ayşe Betül Gedikoğlu, Tuncay Çakmak

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


L'ACTUALITÉ LA PLUS LUE DE LA SEMAINE


Mots-clés: Syrie, pétrole, syrie nord, pkk syrie, forces démocratiques syriennes, Réseau Syrien des Droits de l'Homme (SNHR), YPG/PKK, Bachar al-Assad, SNHR, Régime syrien, YPG, fds

Imprimer E-mail

REMARQUE ! Ce site utilise des cookies.

Si vous ne changez pas les paramètres de votre navigateur, vous êtes d'accord. En savoir plus

J'ai compris

Un cookie est un petit morceau de texte envoyé sur votre navigateur par un site Web que vous visitez. Il aide le site à se rappeler des informations sur votre visite, comme votre langue préférée et d'autres paramètres. Cela peut rendre votre prochaine visite plus facile et le site plus utile pour vous. Les cookies jouent un rôle important. Sans eux, utiliser le web serait une expérience beaucoup plus frustrante.

S'inscrire à la Newsletter de actualite-news.com

  • [javascript protected email address]