ONU / Rapport sur le meurtre de Khashoggi : Agnès Callamard condamne la position saoudienne

Le rapport sur le meurtre de Khashoggi a été présenté aux autorités saoudiennes, deux semaines avant sa publication.

 

Agnès Callamard, rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires, a condamné, mercredi, les réactions saoudiennes au sujet de son rapport sur le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat de son pays à Istanbul.

Abdul Aziz Al-Wasel, ambassadeur d'Arabie saoudite auprès de l'ONU à Genève a critiqué le rapport de Callamard en déclarant qu’il a été élaboré à partir « d’informations diffusées par les médias, d’idées préconçues et de sources insuffisantes ».

Callamard a réagi en affirmant que ses sources n’ont pas été révélées dans l’objectif de préserver leur sécurité et d’éviter les représailles.

Elle a assuré que le rapport sur le meurtre de Khashoggi a été présenté aux autorités saoudiennes deux semaines avant sa publication qu'elle s'est dite prédisposée à en examiner le conclusions avec des responsables saoudiens, qui n’ont toujours pas répondu à cette requête.

La rapporteure spéciale onusienne a indiqué que la méthode adoptée dans l’élaboration de ce rapport a fait preuve de son efficacité depuis des années. Elle a réitéré son appel à la collaboration aux autorités saoudiennes pour enquêter sur le meurtre de Khashoggi en toute transparence, avec la Turquie et l’ensemble de la communauté internationale.

Callamard a déclaré, le mercredi 19 juin, lors de la présentation du rapport, que des éléments et des preuves pertinents affirment que l’enquête sur cet assassinat doit englober de hauts responsables saoudiens dont le Prince héritier, Mohammed Bin Salman.

Callamard a expliqué, dans son rapport sur le meurtre de Khashoggi, que l’Arabie Saoudite se doit de présenter des excuses au gouvernement turc pour avoir abusé des prérogatives diplomatiques dont ses agents disposaient.

Elle a, ainsi, ajouté que le meurtre de Khashoggi est une exécution extrajudiciaire dont l’Arabie Saoudite est responsable. Il s’agit selon t-elle d’un "acte contraire aux standards des Nations Unies se rapportant au principe de liberté d’expression".

Callamard a, en ce sens, appelé le Secrétaire Général des Nations Unies à diligenter une enquête pénale sur le meurtre de Jamal Khashoggi. Elle a également exhorté les Etats-Unis à enquêter sur cet assassinat via le Bureau Fédéral d’Investigations (FBI).

Agnès Callamard a également déclaré, "les sanctions pour le meurtre de Khashoggi doivent englober le Prince héritier et ses avoirs personnels à l'étranger".

 

 

 

 

Bayram Altuğ, Mohammed Maher Ben Romdhane

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 



Mots-clés: Turquie, Arabie Saoudite, Jamal Khashoggi, Affaire Khashoggi, Agnes Callamard

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