ONU : Nous comptons sur la Turquie et la Russie pour freiner l'escalade dans le nord de la Syrie

Allocution de la Sous-Secrétaire générale aux affaires humanitaires, Ursula Mueller, lors de la séance du Conseil de Sécurité de l'ONU.

Une responsable onusienne a déclaré que l'organisation des Nations unies (ONU) compte sur la Turquie et la Russie pour freiner l'escalade actuelle dans le nord de la Syrie et faire pression sur toutes les parties afin d'appliquer l'accord de désescalade".

C'est ce qui ressort de l'allocution de la Sous-Secrétaire générale aux affaires humanitaires, Ursula Mueller, lors de la séance du Conseil de Sécurité de l'ONU, tenue mercredi sur la situation humanitaire en Syrie.

La responsable a mis en garde contre les répercussions de l'escalade récente à Idleb depuis février dernier.

Elle a souligné que plus de 200 civils ont été tués et plus de 120 mille autres ont été obligés de se déplacer vers les régions proches de la frontière turque, en plus d'une destruction massive enregistrée dans l'infrastructure.

Mueller a par ailleurs noté que les Syriens, dans le nord-est et le nord-ouest vivent dans la peur permanente d'une nouvelle catastrophe humanitaire.

Elle a par ailleurs indiqué que 2.7 millions d'habitants dans la région ont besoin d'aides.

"Nous comptons sur toutes les parties, notamment sur la Turquie et la Russie en tant que garants de l'accord, pour freiner cette escalade", a-t-elle martelé.

Elle a également averti que "toute attaque militaire d'envergure à Idleb entraînera des pertes humaines inacceptables et beaucoup de souffrance".

Cependant, la responsable a abordé la situation humanitaire dans la province de Deir Ez-Zor (sud) en déclarant que "près de 150 mille personnes vivant dans 7 villages, à l'est de l'Euphrate, ont besoin d'aides".

S'agissant du camp d'al-Rokban près de la frontière syro-jordanienne, ont quitté quitté le camp dans les dernières semaines, dont 2 mille l'ont fait hier.

Mueller a indiqué qu'ils ont été transférés vers 4 camps dans la province de Homs, et d'autres ont préféré vivre avec leurs proches.

Depuis le début de l'année 2019, les attaques du Régime syrien et des groupes lui appartenant se sont intensifiées sur la zone de désescalade en mars dernier, faisant 135 morts parmi les civils et des dizaines de blessés.

 

 

 

Tarek Mohamed, Mona Saanouni

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 



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