Veto de Trump à la résolution sur la fin du soutien américain à la guerre du Yémen

Veto de Trump à la résolution sur la fin du soutien américain à la guerre du Yémen

L'Arabie saoudite mène une coalition contre les rebelles yéménites houthis depuis 2015.

 

Le président des États-Unis, Donald Trump a opposé son veto à une résolution demandant aux États-Unis de mettre fin à leur soutien à la guerre menée par le royaume saoudien et ses alliés des Émirats arabes unis au Yémen.

"Cette résolution est une tentative inutile et dangereuse d'affaiblir mes autorités constitutionnelles, mettant en danger la vie de citoyens américains et de braves militaires, aujourd'hui et à l'avenir", a déclaré Trump dans un communiqué.

C'était le deuxième veto de la présidence de Trump.

Le projet de loi a été initialement présenté au Sénat et co-parrainé par le candidat Démocrate à la présidence, le sénateur Bernie Sanders, invoquant la «résolution War Powers» [pouvoirs de guerre], une loi fédérale qui donne au Congrès le pouvoir de contrôler le président lorsqu’il engage les États-Unis dans un conflit armé.

La Chambre des Représentants a adopté une résolution similaire sur le Yémen en février, qui n'a pas pu atteindre le Sénat en raison d'un problème de procédure.

Sur Twitter, Sanders a déclaré qu'il était "déçu, mais pas surpris" du veto.

"Le peuple yéménite a désespérément besoin d’aide humanitaire et non de bombes. Je suis déçu, mais pas surpris, que Trump ait rejeté la résolution bipartite visant à mettre un terme à l’engagement américain dans la guerre horrible au Yémen", a tweeté Sanders.

"D'un président élu sur la promesse de mettre fin à nos guerres sans fin, ce veto est une douloureuse occasion manquée", a déclaré le célèbre Représentant californien, Ro Khanna.

Khanna a qualifié la résolution de victoire majeure en déclarant: "Cela envoie un signal clair aux Saoudiens qu'ils doivent lever leur blocus et autoriser l'assistance humanitaire au Yémen s'ils se soucient de leur relation avec le Congrès."

L'Arabie saoudite est à la tête d'une coalition contre les rebelles houthis du Yémen depuis 2015, lorsque Riyad et ses alliés des Émirats arabes Uni ont lancé une campagne aérienne et terrestre massive visant à réduire à néant les acquis des Houthis amorcés en 2014.

La campagne a dévasté l’infrastructure du Yémen, y compris ses systèmes de santé et d’assainissement, ce qui a incité l’ONU à la décrire comme l’une des pires catastrophes humanitaires des temps modernes.

Le projet de loi a également servi de critique acerbe à la position du gouvernement Trump sur l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, qui a été tué peu après son entrée au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul le 2 octobre dernier.

L’Arabie saoudite a d’abord nié savoir où il se trouvait, mais après un nombre croissant de contradictions dans son récit, elle a cherché à imputer la mort du journaliste à un «bâclage» d'opération menée par des «agents malhonnêtes».

Cette explication est tombée à plat pour beaucoup, y compris les dirigeants du Congrès, qui ont insisté sur le fait que l'assassinat très médiatisé de Khashoggi n'aurait pas pu être commis sans la bénédiction du prince héritier saoudien Mohammed bin Salman, en particulier après que la CIA aurait décidé en novembre avec une grande confiance que ce dernier avait ordonné l'assassinat.

 

 

Michael Hernandez, Servet Günerigök, George Albert Bernard, Ümit Dönmez

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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