Utilisation d'armes chimiques à 216 reprises par le régime Syrien depuis 2012 (OIAC)

Aucune procédure judiciaire n’a été engagée malgré la confirmation par de nombreuses organisations internationales de l'utilisation d’armes chimiques par le régime syrien à plusieurs reprises

Aucune procédure judiciaire n'a été engagée malgré la confirmation par de nombreuses organisations internationales de l'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien à plusieurs reprises.

Selon les informations recueillies par l'agence Anadolu, le régime de Bachar al-Assad a mené 216 attaques chimiques depuis le début de la guerre civile syrienne, soit 2012.

En Syrie, le plus grand massacre à l'arme chimique a été mené le 21 août 2013 contre la Ghouta orientale, faisant plus de 1 400 victimes, en majorité des femmes et des enfants.

Malgré que le président américain de l'époque, Barack Obama, avait précédemment déterminé comme ligne rouge l'usage d'armes chimique en Syrie, les États-Unis et la Russie se sont accordés une solution alternative.

Après cette attaque, le régime a détruit l'ensemble de son arsenal chimique sous la supervision de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

Le 19 août 2014, l'OIAC a annoncé l'achèvement du processus. Cependant, les sources locales de l'AA affirmaient que même après cette date, le régime continuait de mener des attaques au gaz chimique.

Ceci a été prouvé le 4 avril 2017, lorsque le régime a mené une attaque à l'arme chimique contre des civils de la localité de Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb dans le nord-ouest de la Syrie, faisant au moins 100 morts et 500 blessés.

Le 5 avril, les équipes de l'AA sont entrées à Khan Cheikhoun, où ils n'ont trouvé aucune base militaire ou dépôt.

Le 7 avril, les États-Unis ont eu une intervention limitée. Ils ont frappé la base militaire à partir de laquelle s'étaient envolés les avions transportants les bombes chimiques.

Les échantillons de sang et d'urine prélevés des victimes, examinés par l'OIAC, ont permis de déterminer, le 19 avril 2017, l'usage par le régime de gaz sarin.

Le mécanisme conjoint d'enquête des Nations unies (ONU) et de l'OIAC, le JIM, ont porté coupable, le 26 octobre 2017, le régime du massacre de Khan Cheikhoun. Le rapport a été présenté, le 27 octobre, au Conseil de sécurité de l'ONU.

Cependant, lors de la session du 16 novembre 2017, la Russie a opposé son veto au projet de résolution prolongeant le mandat du JIM. Ainsi, le 17 novembre 2017, le mécanisme a du cesser ses recherches.

La seule décision du JIM étant insuffisante à juger les responsables du massacre devant la Cour pénale internationale aucune restriction n'a encore été appliquée contre le régime.

Après l'attaque de Khan Cheikhoun, le régime a fait usage d'armes chimiques à 14 reprises. La dernière a été menée, le 7 avril 2018, à Douma, où 78 personnes sont mortes.

Le 1er mars 2019, l'OIAC avait confirmé l'usage d'armes chimiques à Douma.

 

 

 

Selen Temizer, Ayşe Betül Gedikoğlu

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 



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