Le RSDH impute au Régime syrien 216 attaques à l’arme chimique

Au moins 1461 personnes dont 1397 civils (252 femmes et 185 enfants), 57 combattants de l’Opposition syrienne et 7 prisonniers du Régime ont été tués dans les attaques chimiques imputées au Régime syrien, selon le rapport du Réseau syrien des droits de l’Homme (RSDH).

Le nombre d’attaques chimiques perpétrées en Syrie entre le 23 décembre 2012 et le 4 avril 2019 a atteint près de 221, a indiqué le Réseau syrien des droits de l’Homme (RSDH) dans un rapport publié jeudi à l’occasion du deuxième anniversaire du massacre de Khan Cheikhoun.

Le 4 avril 2017, une attaque à l’arme chimique menée par le Régime syrien contre des civils de la localité de Khan Cheikhoun, dans la province d’Idleb dans le nord-ouest de la Syrie, avait fait au moins 100 morts et 500 blessés.

Le Conseil International Indépendant de Recherche sur la Syrie, organe du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, a publié en juin un rapport confirmant l’utilisation de gaz sarin par le Régime syrien lors de cette attaque.

Le massacre de Khan Cheikhoun est considéré comme la deuxième attaque la plus meurtrière en Syrie après l’attaque contre la Ghouta orientale d'août 2013.

Le RSDH a affirmé, dans son rapport, que sur les 221 attaques répertoriées, 216 avaient été menées par les Régime syrien.

La majorité des attaques du Régime syrien a visé les rifs de la capitale Damas et la province d’Idleb dans le nord-ouest du pays.

L’organisation terroriste Daech est elle, responsable de cinq attaques, toutes menées dans la province d’Alep d’où le groupe s’est retiré en juin 2017 après une présence de quatre ans.

Au moins 1461 personnes dont 1397 civils (252 femmes et 185 enfants), 57 combattants de l’Opposition syrienne et sept prisonniers du Régime ont été tués dans les attaques imputées au Régime syrien, selon le même rapport.

Ces attaques chimiques ont fait au moins 9885 blessés dont 9753 atteints dans des attaques du Régime syrien et 132 dans celles menées par Daech, a ajouté le RSDH dans son rapport.

Le plus grand massacre à l’arme chimique a été mené le 21 août 2013 contre la Ghouta orientale faisant plus de 1400 victimes en majorité des femmes et des enfants.

Après cette attaque, le Régime de Bachar al-Assad a détruit une partie de son arsenal chimique sous la supervision de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

La Ghouta orientale a été la cible d’une énième attaque du Régime syrien le 7 avril 2018. Cette attaque à l’arme chimique a fait 78 victimes parmi les civils.

 

 

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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