Erdogan: La Turquie ne pourra pas faire face toute seule à une nouvelle vague migratoire

Le président turc a aussi rappelé que la Turquie a accueilli, dans son passé, plusieurs migrants juifs ou d'autres origines, et n'a commis aucun génocide.

La Turquie ne pourra pas faire face toute seule à une nouvelle vague migratoire, a déclaré le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan.

Le chef de l'État a prononcé un discours lors du dîner organisé en l'honneur des ministres et chefs de délégation étrangers participants à la 6ème Conférence ministérielle du processus de Budapest, mardi au Palais Ciragan à Istanbul.

Il a abordé la vague migratoire dans le monde et surtout celle que subit la Turquie en provenance de Syrie.

Rappelant que le monde compte actuellement "près de 260 millions de migrants, plus de 68 millions de personnes contraintes au déplacement et plus de 25 millions de réfugiés", Erdogan a fait remarquer que "ces chiffres augmentent chaque jour à cause des raisons économiques, de la famine, la pénurie, les conflits internes, les attaques terroristes et l'instabilité politique".

Il a précisé que la Turquie a dépensé, par ses propres moyens, plus de 37 milliards de dollars pour les demandeurs d'asile, selon les critères des Nations unies (ONU).

"L'accueil des réfugiés par la Turquie ne peut pas être considéré comme la seule solution au problème migratoire syrien, a-t-il insisté. La Turquie ne pourra pas faire face toute seule, à une nouvelle vague migratoire. La création d'une zone sécurisée que j'avais proposée en début de la crise, est la solution la plus pratique pour le retour des réfugiés syriens."

Erdogan a souligné que "la migration est un problème humanitaire et politique qui a aussi un aspect sécuritaire, et que l'aspiration à la justice et le manque d'empathie sont les causes principales".

"Tant que les violations des droits et les conflits perdurent, tant que le fossé se creuse entre les riches et les pauvres, les migrants se dirigeront vers de nouvelles destinations", a-t-il poursuivi.

Il a aussi critiqué l'approche adoptée par certains pays face aux vagues migratoires.

"Arrêter l'aide destinée aux réfugiés palestiniens et essayer de les punir par la pauvreté, est inhumain, a-t-il martelé. Il est clair que construire des murs plus hauts ou mettre plus de fils barbelés ne sont pas des remèdes à la migration irrégulière."

Le président a aussi rappelé que la Turquie a accueilli, dans son passé, plusieurs migrants juifs ou d'autres origines.

"Environ 100 mille Arméniens vivent en Turquie, dont environ 40 mille ayant la nationalité turque, a-t-il précisé. Mais nous n'expulsons pas ceux qui ne sont pas nos citoyens. Car ils sont venus en Turquie à cause des difficultés qu'ils ont connues dans leur propre pays. Mais dans le monde, surtout à l'Occident, nous observons des propagandes sur le prétendu 'génocide arménien'. Nous en revanche, appelons les historiens à rechercher les faits. Notre peuple n'a commis aucun génocide dans son Histoire."

Erdogan a conclu que la Turquie a accueilli des millions de personnes fuyant le terrorisme ou le régime syrien, sans distinguer leurs origines ethnique ou religieuse, et a été abandonnée dans cette lutte.

 

 

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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