Erdogan: La Grèce ne doit pas devenir un refuge pour les terroristes

Erdogan: La Grèce ne doit pas devenir un refuge pour les terroristes

Le président turc a dit qu'il a réitéré, de nouveau, "aux amis grecs, les attentes d'Ankara concernant l'extradition des putschistes de FETO"

 

Photographie : Le président turc Recep Tayyip Erdoğan donne une conférence de presse avec le premier ministre grec Alexis Tsipras à Ankara
Par Cem Özdel & Kayhan Özer, Service présidentiel turc de Presse, le 5 février 2019, en Turquie

 

 

 

Nous ne voulons pas que la Grèce devienne un refuge pour les terroristes, a déclaré le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan.

Le chef de l'État turc a reçu le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, au Palais présidentiel à Ankara, mardi.

Après un entretien privé, les deux dirigeants se sont réunis en présence de leur délégation, et ont ensuite tenu un point de presse conjoint.

Le président turc a déclaré qu'il a discuté, avec le Premier ministre grec, des projets portant sur le transport maritime entre Izmir et Thessalonique, ainsi que la construction d'une ligne de chemin de fer entre Istanbul et Thessalonique.

Il a regretté, par contre, un volume commercial bilatéral de 3,5 milliards d'euros, qui ne reflète pas le potentiel entre les deux pays.

En outre, Erdogan a dit qu'il a réitéré, de nouveau, "aux amis grecs, les attentes d'Ankara concernant l'extradition des putschistes de FETO".

"J'estime que les problèmes turco-grecs pourront être résolus par des moyens pacifiques, sur le principe d'équité, a affirmé le président. Nous attendons de la Grèce à ce qu'elle ne devienne pas un refuge pour les terroristes de FETO, du PKK et du DHKP-C."

Ayant dit qu'il a aussi abordé, avec Tsipras, la question chypriote, Erdogan a dit que les parties doivent, avant d'entamer un nouveau processus de négociation, "faire des réunions préliminaires et adopter une feuille de route, pour déterminer les marges des discussions".

Le président a de plus dit qu'il a discuté, avec le Premier ministre grec, de la question migratoire, problème commun entre Ankara et Athènes.

Rappelant que la Turquie accueille actuellement environ 4 millions de réfugiés, et qu'elle a dépensé plus de 35 milliards de dollars pour ce faire, Erdogan a critiqué l'approche de l'Union européenne (UE).

"L'UE n'a pas assumé ses responsabilités découlant de l'accord du 18 mars, dont la levée des visas surtout, a-t-il fait remarquer. Le principe de réadmission n'est pas appliqué correctement."

Erdogan a conclu en appelant l'UE à tenir ses promesses.

 

 

Nur Asena Gülsoy

 

 


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