Cavusoglu: « Une éventuelle crise humanitaire à Idleb sera bien plus grave que celle de 2015 »

Le Chef de la diplomatie turque a également annoncé le lancement de la nouvelle politique asiatique de la Turquie, appelée "A nouveau l'Asie".

 

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a mis en garde la communauté internationale contre une éventuelle nouvelle crise humanitaire à Idleb en Syrie, assurant que celle-ci serait bien plus désastreuse que celle de 2015.

Le Chef de la diplomatie turque s’exprimait, lundi, en ouverture de la 11ème conférence annuelle des ambassadeurs, réunis à Ankara, la capitale de la Turquie.

Cavusoglu a donné plusieurs messages importants sur la politique étrangère de la Turquie.

La situation en Syrie et la lutte contre le terrorisme ont été les principaux points évoqués par le ministre turc.

Ankara est en effet déterminé à mettre fin à la menace terroriste découlant de la situation dans ce pays voisin, ainsi que du nord de l’Irak.

Pour cela, la Turquie presse Washington d’appliquer la promesse du président Donald Trump quant à la mise en place d’une zone sécurisée dans le nord de la Syrie, sans quoi la Turquie n’attendra pas plus longtemps et agira seule, comme annoncé par le Président Recep Tayyip Erdogan ces derniers jours.

Les développements dans la zone de désescalade d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, où un cessez-le-feu a été conclu en fin de semaine passée, dans le but de mettre fin aux attaques du régime et de ses alliés, sont également suivis de très près par Ankara.

L’éclatement d’une nouvelle crise humanitaire inquiète autant Ankara que la communauté internationale. Une nouvelle vague de réfugiés pourrait s’orienter principalement vers la Turquie et l’Europe.

"Une éventuelle crise humanitaire à Idleb sera plus grave que le drame survenu en 2015, je tiens à mettre en garde tout le monde", a assuré le Chef de la diplomatie turque, tout en soulignant que la Turquie s’efforce de poursuivre la coopération avec Moscou et Téhéran sur le sujet.

Cavusoglu s’est aussi exprimé sur la Méditerranée Orientale, théâtre à des tensions avec la Grèce et la partie grecque de Chypre concernant les limites des eaux territoriales et les recherches d’hydrocarbures.

"A tous ceux qui s'intéressent à la région, notre message est unique : coopérez avec nous, tout le monde y gagnera", a insisté le ministre turc, lançant un appel à une coopération qui prendra en compte les droits et intérêts de la Turquie et des chypriotes turcs.

Cavusoglu a aussi attiré l’attention sur les tensions grandissantes dans le Golfe et autour de la question palestinienne.

"Une des politiques essentielles de la Turquie est de favoriser une paix durable dans la région. Le conflit israélo-palestinien et le Golfe traversent une période sensible. Nous vivons une période où l’appartenance et le sentiment régional sont les plus nécessaires".

"Quoi qu'en soit le prix, la Turquie va continuer à défendre la Cause palestinienne", a martelé Mevlut Cavusoglu.

Pour conclure, le Chef de la diplomatie turque a dédié tout un chapitre à la politique asiatique de la Turquie.

Il a expliqué cette nouvelle vision doit prendre en compte les particularités de l’Asie tout en garantissant une approche globale.

Cavusoglu a ainsi annoncé le lancement, lundi, de la nouvelle politique asiatique de la Turquie, appelée "A nouveau l'Asie".

 

 

Syrie : Le Régime annonce la reprise de ses opérations militaires dans la zone de désescalade

L'armée du Régime syrien a annoncé, lundi, la reprise de ses opérations militaires dans la zone de désescalade dans le nord de la Syrie, malgré son approbation conditionnelle du cessez-le-feu dans ladite zone.

C'est ce qui ressort d'un communiqué rendu public par l'agence de presse du Régime syrien, dans lequel elle a accusé les factions de ne pas respecter l'accord de cessez-le-feu".

Des sources locales ont déclaré que les avions du Régime ont commencé, il y a quelques minutes, à survoler la ville de Khan Sheikhoun, inclue dans la zone de désescalade, sans donner de détails sur des raids jusqu'à 13h38 GMT.

La province d'Idleb est considérée comme étant le fief des factions de l'Opposition syrienne. Elle a été contrôlée par les factions de l'Opposition en mars 2015.

Depuis le 26 avril dernier, le Régime syrien et ses alliés mènent une campagne de raids intensifs sur la zone de désescalade, convenue lors des pourparlers d'Astana.

Vers la mi-septembre 2017, les pays garants du processus d’Astana (Turquie, Russie et Iran) avaient annoncé un accord relatif à la création d’une zone de désescalade dans la province d’Idleb et ses environs.

La zone de désescalade est actuellement habitée par près de 4 millions de civils, dont des centaines de milliers déplacés de leurs villes durant les dernières années.

Le 12 juillet dernier, le Réseau syrien des droits de l’Homme avait indiqué dans un rapport que 606 civils ont été tués lors des attaques du Régime syrien et de la Russie, depuis le 26 avril dernier.

 

 

 

Nazlı Yüzbaşıoğlu, Tuğrul Çam, Zuhal Demirci, Tuğçenur Yılmaz, Mona Saanouni, Tuncay Çakmak

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 

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