Turquie / Venezuela : Les coups et interventions militaires ne sont pas une solution

Turquie / Venezuela : Les coups et interventions militaires ne sont pas une solution


"Les problèmes peuvent être résolus par le dialogue et la coopération", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, sur la crise en cours au Venezuela.

 

La crise au Venezuela peut être résolue en dialoguant et en travaillant ensemble, sans envoyer de troupes ni renverser le gouvernement, a souligné jeudi le ministre turc des Affaires étrangères.

"La Turquie est opposée aux interventions militaires et aux coups d'État. Les problèmes peuvent être résolus par le dialogue et la coopération", a déclaré Mevlut Cavusoglu lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue paraguayen, Luis Alberto Castiglioni, à Ankara, capitale de la Turquie.

Par ailleurs, le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue américain Donald Trump se sont entretenus lundi au téléphone. Ils ont discuté de nombreuses questions dans une atmosphère positive, selon le ministre turc.

Trump veut se rendre en Turquie cet été, après son voyage en Europe en juin, a ajouté Cavusoglu.

Sur les relations Turquie-États-Unis, Cavusoglu a déclaré: "Nous ne sommes pas encore d’accord sur tout, mais je peux dire que nous avons progressé et gagné du terrain."

Des manifestations secouent le Venezuela depuis le 10 janvier, date à laquelle le président Nicolas Maduro a été investi pour un deuxième mandat à la suite d'un vote boycotté par l'opposition.

La tension s’est accrue lorsque Juan Guaido, président de l’Assemblée nationale du Venezuela, s’est déclaré président par intérim, une initiative soutenue par les États-Unis et de nombreux pays d’Europe et d’Amérique latine.

La Russie, la Turquie, la Chine, l’Iran, la Bolivie et le Mexique ont donné leur appui à Maduro.

Ce mardi, Guaido a publié une vidéo sur les médias sociaux appelant à un soulèvement mettant fin à "l'usurpation" de Maduro.

Erdogan a dénoncé le mouvement en déclarant: "En tant que pays qui a connu des coups d'État et leurs conséquences négatives, nous condamnons la tentative de coup d'État au Venezuela".

 

Iran, Soudan, Libye

S'exprimant au sujet de la levée des exemptions de sanctions par les États-Unis pour les pays qui achètent du pétrole iranien, Cavusoglu a souligné que, du Japon aux pays européens, la décision suscite un "inconfort important".

"L'Amérique devrait revoir ces décisions", a-t-il ajouté.

Les États-Unis ont annoncé le mois dernier qu'ils mettraient fin aux exemptions de sanctions qu'ils avaient accordées aux pays - dont la Turquie - continuant d'acheter du pétrole iranien.

Le gouvernement américain a réimposé des sanctions à l'Iran, appliquées en novembre dernier, après s'être retiré unilatéralement de l'accord sur le nucléaire iranien.

Cavusoglu a également déclaré qu'il espérait que l'administration soudanaise commencerait à travailler bientôt pour répondre aux demandes du public.

Le pays est dans la tourmente politique depuis que l’armée a annoncé le limogeage d’Omar el-Béchir, le 11 avril, après des mois de manifestations populaires contre son maintien du pouvoir.

Un Conseil militaire de transition (CMT) supervise actuellement une "période de transition" de deux ans au cours de laquelle il s'est engagé à organiser des élections présidentielles libres.

Des milliers de manifestants sont toutefois restés dans les rues de la capitale, Khartoum, pour demander au MTC de transférer le pouvoir - le plus tôt possible - à une autorité civile.

S'exprimant sur le conflit actuel en Libye, Cavusoglu a déclaré que la Turquie voyait dans certains pays un soutien direct, voire le soutien des armes, à Khalifa Haftar, qui commande des forces loyales à l'autorité orientale libyene.

"Ceux qui soutiennent une solution militaire au lieu d'une solution politique ne doivent pas oublier que la Libye serait à nouveau entraînée dans une guerre civile à long terme", a-t-il rappelé.

Au début du mois d’avril, Haftar a lancé une campagne pour capturer Tripoli du gouvernement d’accord national reconnu par les Nations Unies.

La Libye est toujours en proie aux troubles depuis que le dirigeant de longue date, Mouammar Kadhafi, a été évincé et tué lors d'un soulèvement sanglant soutenu par l'OTAN en 2011.

Depuis lors, le pays a vu émerger deux sièges de pouvoir rivaux: l’un à l’est de la Libye, auquel Haftar est affilié, et l’autre, le GNA, à Tripoli.

 

Renforcement des relations turco-paraguayennes

S'exprimant aux côtés de Castiglioni, Cavusoglu a souligné que la Turquie et le Paraguay s'emploieraient à stimuler les investissements et le commerce bilatéral, ainsi qu'à développer les liens politiques et culturels.

Pour sa part, Castiglioni a déclaré que le Paraguay est une plate-forme importante pour la Turquie en Amérique latine, ajoutant que sa visite ouvrirait la voie à de futures visites visant à faire progresser les liens juridiques, économiques et commerciaux.

 

 

Beyza Binnur Dönmez, Tugrul Cam, Muhammet Ikbal Arslan, Faruk Zorlu, Ümit Dönmez

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 

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