Celik: Les déclarations américaines sur le processus électoral en Turquie sont condamnables

"Aucune institution ou déclaration d'un pays étranger n'est une source de légitimité pour les résultats du processus électoral en Turquie", a notamment déclaré le porte-parole du Parti de la Justice et du Développement (AK Parti), Omer Celik.

Le porte-parole du Parti de la Justice et du Développement (AK Parti), Omer Celik, a dénoncé les déclarations du ministère des Affaires étrangères des Etats-Unis relatifs aux résultats du scrutin local de dimanche 31 mars en Turquie.

Celik a tenu, jeudi soir, une conférence de presse au siège du parti à Ankara, la capitale turque

"La déclaration du porte-parole des affaires étrangères des Etats-Unis sur les élections en Turquie est condamnable. Il n’est pas compréhensible que des déclarations qui peuvent être perçues comme des ingérences au processus électoral en Turquie et ses résultats soient faites de la sorte", a d’abord déclaré Celik.

Le porte-parole de l’AK Parti a invité les pays étrangers à respecter le processus électoral en Turquie, rappelant que le pays possède une longue et solide expérience démocratique dans ce domaine.

"Aucune institution ou déclaration d'un pays étranger n'est une source de légitimité pour les résultats du processus électoral en Turquie", a-t-il ensuite ajouté, estimant que ces déclarations ne seront écoutées que par ceux qui les font.

Celik a appelé au respect des institutions juridiques légales qui sont mandatées par la constitution turque.

"Le Conseil Supérieur Electoral turc (YSK) est le patron de ce processus. Les responsables ne sont pas en position de faire des spéculations sur un processus de recours totalement légal et légitime. N’oubliez pas qu’à plusieurs reprises des bulletins ont été recomptés lors d’élections aux Etats-Unis, notamment dans le Nevada et le Michigan lors des dernières élections. Ou encore en Floride en 2000", a-t-il rappelé.

Par ailleurs, Omer Celik a souhaité répondre aux propos de certains responsables américains au sujet du contrat passé avec la Russie sur l’achat du système S-400.

"Demander à la Turquie d'annuler un contrat conclu est un manque de respect envers la souveraineté de la Turquie", a-t-il affirmé.

Le vice-président américain, Mike Pence, avait même menacé la Turquie sur sa place dans l’OTAN si Ankara ne faisait pas marche arrière sur le sujet.

"Nous n’avons pas pu cacher notre étonnement face à cette approche sans vision et accusant la Turquie", a-t-il condamné.

 

 

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 



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