Erdogan : Pas question de revenir sur l'achat des S-400

"Nous nous sommes entendus avec les Russes sur la production en commun, et peut-être qu'après les S-400, on discutera des S-500", a surenchéri le président turc, Recep Tayyip Erdogan.

Le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a rappelé que l'achat des S-400 à la Russie est finalisé et qu'il n'est pas question de revenir dessus.

Erdogan a participé, mercredi, à une émission de télévision au cours de laquelle, il a abordé des sujets sécuritaires.

Concernant les dernières déclarations des autorités américaines au sujet de l'achat, par la Turquie, d'un système de défense sol-air S-400 à la Russie, Erdogan a affirmé que ce dossier était clos.

"Au sujet des S-400, nous avons finalisé l'affaire, il ne peut y avoir un retour en arrière. Nous nous sommes entendus avec les Russes sur la production en commun, et peut-être qu'après les S-400, on discutera des S-500", a-t-il surenchéri.

Au sujet du retrait américain de Syrie, Erdogan a salué le courage politique du président américain, Donald Trump.

"Trump a pris une position ferme dans ce processus. Mais il est question ici d'obstacles posés par l'establishment, vous pouvez aussi appeler cela l'Etat profond", a-t-il souligné avant d'assurer que la Turquie suit le processus de retrait de très près et regretté le peu d'avancée en la matière.

"Si les Américains veulent retirer leurs armes de la Syrie, très bien, ce sont leurs biens. S'ils ne le veulent pas, qu'ils nous les donnent, nous sommes prêts à négocier, mais qu'ils ne les donnent pas aux terroristes", a-t-il précisé.

A propos du projet de création d'une zone de sécurité dans le Nord de la Syrie, le chef de l'Etat turc a affirmé que le contrôle devait en revenir exclusivement à la Turquie.

"Nous ne pouvons pas accepter que le contrôle de cette zone soit confié à d'autres que la Turquie. Car des attaques venant de là bas peuvent nous viser à tout moment", a-t-il lancé.

Erdogan a également assuré que la Turquie n'hésitera pas à intervenir en Syrie, si des événements hostiles s'y produisent.

"Comme nous avons éliminé le corridor du terrorisme en Syrie, nous frapperons encore une fois s’il y a de nouveaux développements là-bas. C'est ça l'accord d'Adana", a-t-il souligné.

Et Erdogan d'assurer qu'il ne sera fait aucune distinction de nationalité entre les terroristes qui se battent sur le terrain en Syrie ou ailleurs.

"Dans la lutte contre le terrorisme, nous ne sommes pas en situation de trier entre kurde, français, grec, autrichien. Nous ciblerons tous ceux qui visent nos soldats", a-t-il martelé.

Il a notamment affirmé que l'organisation terroriste PKK est sur le point d'être exterminée.

"A l'intérieur comme à l'extérieur de nos frontières, nous avons porté des coups durs à l'organisation terroriste (PKK), comme jamais auparavant. Ils ne peuvent plus se redresser", a-t-il insisté.

Sur la lutte contre l'organisation terroriste FETO, responsable de la tentative de coup d'Etat du 15 juillet 2016 en Turquie, Erdogan a déclaré : "Que notre peuple soit serein. La lutte contre le FETO se poursuit avec détermination, depuis le début de cette année, 3 306 opérations ont été menées contre FETO, aboutissant à 7 416 gardes à vue et 1 385 détentions".

 

Ferdi Türkten, Ayvaz Çolakoğlu

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 



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