Cavusoglu fustige les déclarations américaines sur le dossier des S-400

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu est revenu sur la polémique soulevée par les dernières déclarations de responsables américaines sur d'éventuelles mesures de rétorsion envers la Turquie, si cette dernière venait à acquérir des S-400.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a fustigé les dernières déclarations des autorités américaines au sujet de l'achat, par la Turquie, d'un système de défense sol-air S-400 à la Russie.

Cavusoglu s'exprimait, mercredi, lors de l'inauguration d'un bureau de campagne de sa formation politique, le parti pour la Justice et le Développement (AK Parti), à Balikesir, dans le Nord-ouest de la Turquie.

Il est revenu sur la polémique soulevée par les dernières déclarations de responsables américains sur d'éventuelles mesures de rétorsion contre la Turquie, si cette dernière venait à acquérir des S-400.

"Pendant des années, nous avons voulu en acheter à nos alliés et nous leur avons fait savoir notre intention. Parfois, nos alliées rechignaient à nous vendre des armes banales, mais depuis qu'on a acheté les S-400, ça a commencé à les déranger. Pourquoi cela vous dérange t-il ? Si actuellement nous sommes des alliés au sein de l'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique nord) et si nous devons être davantage solidaire, alors, lorsque la Turquie en fait la demande, tu dois lui vendre. Si tu ne le fais pas, dans ce cas, tu ne dois pas intervenir si la Turquie se fournit dans un autre pays ou un pays hors OTAN", a-t-il lancé.

Sur ce point, le chef de la diplomatie turque a souligné le fait que seule la position du président américain, Donald Trump, est à prendre en considération dans ce dossier et qu'elle est bien connue.

Concernant les derniers développements en Syrie, Cavusoglu, a insisté sur le travail de terrain réalisé par la Turquie afin qu'on puisse se diriger vers une solution.

"Le seul pays qui, de manière sincère, s'active pour rendre durable le cessez-le-feu, préserver l'intégrité territoriale de la Syrie et mettre en place une commission constitutionnelle, c'est la Turque", a-t-il assuré.

 

İsmail Özdemir, Ayvaz Çolakoğlu

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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