France: Le syndicat des journalistes dénonce une tentative de perquisition chez Mediapart

France: Le syndicat des journalistes dénonce une tentative de perquisition chez Mediapart

Médiapart avait diffusé le 31 janvier un enregistrement dans lequel l’ancien chargé de mission de l’Elysée, Alexandre Benalla, se vantait d’avoir le soutien du président Macron.



Le Syndicat national des journalistes (SNJ) a dénoncé, mardi, sur son compte Twitter « une atteinte inadmissible à la protection du secret des sources », après la tentative de perquisition survenue, la veille, dans les locaux du média indépendant Mediapart.

La direction du journal a indiqué sur les réseaux sociaux avoir refusé et empêché lundi matin, « deux procureurs, accompagnés de trois policiers » de perquisitionner Mediapart.

Toujours selon Mediapart ces faits interviennent « dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet pour (notamment) atteinte à la vie privée » d’Alexandre Benalla.

Le journal indique avoir « refusé la perquisition au nom de la protection des sources ».

Pour le SNJ, « cette perquisition est une atteinte inadmissible à la protection du secret des sources et à la liberté de la presse ».

De nombreux journalistes se sont émus de cette dérive sur les réseaux sociaux.

« La perquisition d’un journal est un fait grave. Elle est une atteinte à la liberté de la Presse et aux libertés en général. L’exécutif en porte la responsabilité. Tout mon soutien à Mediapart », a écrit le journaliste Christophe Grébert sur son compte Twitter.

L’avocat François Boulo, porte-parole des « gilets jaunes » a écrit, lui aussi sur les réseaux sociaux que la « République se transforme sous nos yeux en régime autoritaire » et invite « toutes les bonnes consciences » à se « réveiller ».

La professeure à Sciences Po Paris Julia Cage estime pour sa part que « c'est une atteinte extrêmement grave à la liberté de la presse » rappelant que « le secret des sources est un droit fondamental. Indispensable en démocratie ».

Pour rappel, Médiapart avait diffusé le 31 janvier un enregistrement dans lequel l’ancien chargé de mission de l’Elysée, Alexandre Benalla, se vantait d’avoir le soutien du président Macron.

Sur la bande audio, on l’entend discuter avec Vincent Crase, en violation de son contrôle judiciaire, puisque les deux hommes sont mis en examen et ont une interdiction d’entrer en contact depuis fin juillet.

 

Fawzia Azzouz, Lassaad Ben Ahmed

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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