France / Mosquée attaquée : le tireur était membre du Front National (extrême droite)

Il avait obtenu 17% des voix lors des départementales de 2015.



L’auteur présumé de l’attentat de la mosquée de Bayonne, lundi au sud-ouest de la France, qui a fait deux blessés graves, était, jusqu’en 2015, membre du FN (Front National devenu ensuite Rassemblement National), a reconnu le vice-président du parti sur les réseaux sociaux.

Claude Sinké, 84 ans, s’était même présenté aux élections départementales de 2015, dans le sud-ouest de la France, sous l’étiquette du FN et avait obtenu 17% des voix, selon les résultats officiels.

L’homme, toujours en garde à vue, avait également envoyé en 2014, un message à l’attention du polémiste condamné pour incitation à la haine raciale, Eric Zemmour.

Le message, posté sur Facebook, exprime ouvertement son soutien à Zemmour, et suggère que « les ignorants » seront « peut-être débusqués le jour où on mettra une bombe dans une école ou un cinéma ».

Plusieurs témoins provenant de son voisinage ont attesté dans la presse française de l’idéologie extrémiste et ouvertement raciste de l’assaillant.

Rapidement après l’attaque, le Rassemblement National a diffusé un communiqué pour se désolidariser des faits commis par son ancien membre, mais les commentaires des abonnés du parti n'ont pas manqué l'occasion de rappeler leur islamophobie.

« Rien à faire de la mosquée » peut-on lire dans un texto envoyé sur Facebook, ou encore « je vais finir par douter à savoir de quel côté vous êtes », écrit un autre internaute.

 

France / Attentat à la mosquée de Bayonne : les organisations musulmanes dénoncent les discours islamophobes

Plusieurs organisations françaises dont la plateforme L.E.S Musulmans, ont dénoncé, mardi, par voie de communiqués « les prises de paroles de certaines personnalités politiques et la banalisation des propos ouvertement islamophobes » au lendemain de l’attentat qui a fait deux blessés dont un grave à la mosquée de Bayonne.

Les communautés musulmanes en France sont sous le choc après l’attaque à l’arme à feu qui a visé lundi après-midi deux fidèles de cette mosquée sans histoires du sud-ouest de la France.

Depuis, les réactions d’indignation s’enchaînent et, au-delà des messages de soutien au victimes touchées par l’attentat, les organisations s’indignent de la banalisation des discours islamophobes qui engendrent ce type de passage à l’acte.

Pour la plateforme L.E.S. Musulmans, « il est urgent que l’Etat clarifie sa position face aux choix éditoriaux de certaines rédactions qui ont fait de la haine anti-musulmane un argument commercial ».

L’organisation dénonce « le traitement médiatique de ces actes racistes, les condamnations timides du gouvernement, tout comme l’absence de décisions fortes pour endiguer la haine anti-musulmane participent à une négation d’une réalité vécue difficilement par les musulmans en France ».

« Ceux qui contribuent à la banalisation de la haine et du racisme prennent la lourde responsabilité d'exposer leurs concitoyens de confession musulmane à ce type d'attaque criminelle qui menace notre cohésion nationale et notre vivre ensemble », a fustigé, de son côté, l’Union des Mosquées de France (UMF).

La réaction est quasiment identique du côté du CFCM (Conseil Français du Culte Musulman) qui considère qu’« avec le climat actuel de stigmatisation de l'islam et des musulmans, il ne faut pas s'étonner que de tels actes puissent arriver ».

« Il y a eu un acte terroriste et il faut employer ce terme », a, quant à lui, insisté le recteur de la mosquée de Lyon Kamel Kabtane.

Pour rappel, un homme de 84 ans, qui tentait d’incendier la mosquée de Bayonne lundi après-midi, a ensuite ouvert le feu sur deux fidèles qui l’ont surpris, les blessant gravement.

L’homme a été rapidement interpellé par les forces de l’ordre.

Quelques heures après l’attaque, le président français Emmanuel Macron a réagi en diffusant un message de soutien sur les réseaux sociaux.

« Je condamne avec fermeté l’attaque odieuse perpétrée devant la mosquée de Bayonne », a écrit le chef de l’Etat avant d’adresser ses « pensées aux victimes ».

Il s’est enfin engagé à ce que tout soit « mis en œuvre pour punir les auteurs et protéger nos compatriotes de confession musulmane ».

 

 

Fawzia Azzouz, Lassaad Ben Ahmed

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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