Attaque à la préfecture de police de Paris : L'assaillant avait prémédité son passage à l’acte

L’auteur de l’attaque au couteau qui a coûté la vie à quatre fonctionnaires de la préfecture de police de Paris ce jeudi, avait prémédité son acte avec une "volonté avérée de mourir au cours de son acte", a annoncé, samedi, le premier procureur du PNAT (parquet national antiterroriste) Jean-Francois Ricard.

 

La garde à vue de son épouse débutée jeudi à 15h40 (heure locale) a été prolongé de 48 heures supplémentaires, a précisé Ricard au cours d’une conférence de presse.

L’enquête, placée depuis vendredi soir, sous l’égide du PNAT, concerne des faits "d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique, tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique et association de malfaiteurs terroristes" , explique le procureur.

Jean-Francois Ricard est revenu sur le déroulé de l’entreprise criminelle de Mickaël Harpon.

Cet agent administratif de la DRPP (Direction du Renseignement de la Préfecture de Police), a quitté son poste de travail peu après midi pour se rendre dans un commerce où "il a acheté à 12h24 deux couteaux" avant de retourner dans les locaux de la préfecture.

L’une de ses victimes, "un major de police 50 ans", présente "une large plaie à la gorge".

Les trois autres victimes décédées, présentent pour leur part des traces de multiples coups de couteau.

Après avoir abattu ses quatre victimes, et blessé une cinquième fonctionnaire, « il s’est ensuite retrouvé face à un gardien de la paix stagiaire en poste depuis six jours » explique le procureur du PNAT, avant de préciser que « l’auteur s’est mis à courir dans sa direction », conduisant le gardien de la paix à faire feu.

Il s’est écoulé 7 minutes entre le début de la tuerie à 12h53 et la mort de l’assaillant à 13 heures.

Ce sont finalement les résultats des premières exploitations du téléphone de l’assaillant qui ont conduit à la saisine du PNAT.

S’il convient que "les sms échanges avec son épouse ne sont pas explicites sur l’action engagée" , le procureur affirme qu’ils traduisent "une préméditation " et "une volonté avérée de mourir au cours de son acte".

 

France/Attaque au couteau à Paris: la droite républicaine réclame l’ouverture d’une enquête parlementaire

Les députés LR (Les Républicains) réclament l’ouverture d’une enquête parlementaire concernant l’attaque au couteau qui a fait cinq morts dont l’assaillant ce jeudi au sein de la préfecture de police de Paris, ont rapporté samedi des médias français.

« Nous sommes au cœur d’un dysfonctionnement majeur qui a conduit à un drame terrifiant » dénonce le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti sur les réseaux sociaux.


Selon la chaîne d’informations en continu BFMTV, le président du groupe LR à l’assemblée nationale Christian Jacob, déposera une requête au nom de l’ensemble des députés de son parti mardi matin.

« Je demande en accord avec Christian Jacob (président du groupe LR à l’assemblée) une commission d’enquête parlementaire » a annoncé Eric Ciotti sur son compte Twitter, se demandant « comment un tel individu à pu infiltrer le cœur de la direction des renseignements ».

Il estime que « les Français méritent la vérité » et qu’il « en va de la crédibilité de notre dispositif de combat contre le terrorisme ».

Plusieurs députés de droite réclament par ailleurs la démission du ministre de l’intérieur Christophe Castaner.

Pour le député Ciotti, le locataire de Beauvau est « discrédité pour poursuivre sa mission », tandis que le député Guillaume Larrivé, candidat à la présidence LR « appelle Christophe Castaner à cesser ses fonctions ».

« Il n’est pas capable d’assurer sa mission au service de la sécurité des français » a-t-il martelé.


Pour rappel, un fonctionnaire agent administratif du service de renseignement de la préfecture de police de Paris a abattu quatre de ses collègues lors d’une attaque au couteau jeudi.

L’homme de 45 ans, par ailleurs travaillait handicapé, a ensuite été abattu par un policier dans la cour de la préfecture.

Vendredi soir, le parquet national antiterroriste s’est saisi de l’enquête, considérant qu’un certain nombre d’éléments recueillis notamment dans le téléphone de l’assaillant, pouvaient être constitutifs d’une radicalisation.

 

 

 

Fawzia Azzouz

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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