Macron se place en médiateur dans la crise entre l’Iran et les États-Unis

Le président français, Emmanuel Macron, a plaidé pour une levée des sanctions contre l'Iran.



Le président français Emmanuel Macron a fait savoir au cours d’une conférence de presse depuis l’Assemblée Générale des Nations Unies (AGNU) que « les conditions d’une reprise rapide des négociations ont été créées » entre l’Iran et les États-Unis.

Cette information intervient après deux rencontres successives du chef de l’Etat avec son homologue iranien Hassan Rohani et quelques heures après son entretien avec le président américain Donald Trump.

Dans son allocution, Macron a explicité les conditions qui ont été actées pour valider une éventuelle reprise du dialogue entre les deux Etats.

Tout d’abord, les négociations doivent reprendre avec « la pleine certitude que l’Iran ne se dotera jamais de l’arme nucléaire ».

Macron plaide également pour un retour « plein et entier aux obligations du JCPOA (accord de Vienne sur le nucléaire) et la construction d’un agenda de plus long terme ».

Élargissant quelque peu la problématique, le président français souhaite, par ailleurs, réunir « les éléments d’une sortie de crise au Yémen dont nous avons longuement parlé avec le président Rohani, hier, et qui est à mes yeux constitutif de la désescalade dans la région ».

Les discussions entre les présidents concernés ont permis de faire émerger la volonté de « construction d’un plan de sécurité régional intégrant les autres crises et la sécurité maritime ».

« Il y a une grande volonté, y compris américaine d’avancer sur ces sujets » a-t-il martelé, plaidant notamment pour « la levée des sanctions économiques » qui visent l’Iran.

Il estime que «les termes ainsi posés (...) permettraient la désescalade, dans la durée, non seulement sur le sujet nucléaire mais sur le sujet balistique».

Il appartient maintenant à l’Iran et aux États-Unis de se saisir de ces conditions.

Emmanuel Macron a fait savoir que « la France est à disposition », considérant que « ce débat doit être amorcé entre les États-Unis et l’Iran ».

« Nos échanges ont créé les conditions d’un retour rapide du dialogue et des négociations qui nous permette de bâtir un agenda de sécurité et de stabilité durable », s’est-il enfin félicité.

Pour rappel, la tension est progressivement montée entre l'Iran et les Etats-Unis suite au retrait unilatéral de Washington, en mai 2018, de l'accord sur le nucléaire signé entre les occidentaux et Téhéran en 2015.

Les Etats-Unis ont également imposé des tarifs supplémentaires aux multinationales européennes implantées en Iran, ce qui les a poussé à la délocalisation.

Une année après, en juin 2019, l'Iran a annoncé qu'il réduisait ses engagements dans le cadre dudit accord de 2015 et refusait toute négociation avant la levée totale des sanctions établies par le président américain à son encontre.

La médiation française vise, ainsi, à éviter la désescalade et à empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire.

 

Al-Joubeir : Nous avons des preuves de l'utilisation d'armes iraniennes lors de l'attaque contre Aramco

L'Arabie saoudite est en possession de "preuves attestant l'utilisation d'armes iraniennes dans les attaques contre Aramco, (...) les consultations se poursuivent avec nos alliés concernant la façon de répondre cette attaque", a déclaré mercredi le ministre d'Etat chargé des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, Adel al-Joubeir, en marge des travaux de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, selon la chaîne d'information saoudienne.

Al-Joubeir a déclaré que les experts internationaux envoyés par les Nations Unies pour enquêter sur ces attaques se trouvaient toujours dans le royaume, soulignant que "lorsque les résultats seront connus, nous déciderons de la prochaine étape".

Il a ajouté qu'il y avait "un consensus sur le fait de ne pas accepter le comportement de l'Iran, de ne pas accepter ce qui s'est passé (se référant aux attaques contre Aramco) et sur la nécessité que l'Iran respecte le droit international".

Et le ministre Saoudien de renchérir "Nous sommes en train d'évaluer nos options et nous déciderons de la réponse appropriée."

Anadolu n'a pas été en mesure d'obtenir des commentaires immédiats de la part des autorités iraniennes, mais Téhéran avait précédemment nié avoir un lien avec ces attaques.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, avait déclaré, mercredi dernier, qu'une équipe d'experts de l'ONU était en chemin vers l'Arabie Saoudite, afin d’enquêter sur les attaques qui ont ciblé deux installations appartenant à la société Aramco, dans l'est du royaume.

Il a , à cette occasion, déclaré à la presse à New York, que l'envoi de l'équipe d'experts en Arabie saoudite entrait dans le cadre de la résolution 2321 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée en juillet 2015, concernant le programme nucléaire iranien et qui intimait à Téhéran de ne procéder à aucun test utilisant des missiles capables de transporter des ogives nucléaires.

Riyad avait annoncé, samedi dernier, avoir maîtrisé deux incendies dans les installations "Abqaiq" et "Khurais" de la société "Aramco", pris pour cible lors d'une attaque de drones revendiquée par le groupe yéménite "Houthi".

Les États-Unis, par la voix du secrétaire d’État Mike Pompeo, ont accusé, la semaine dernière, l’Iran d’être derrière l’attaque, ce que Téhéran a formellement démenti.

 

 

Fawzia Azzouz, Mona Saanouni, Lassaad Ben Ahmed

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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