Libye : Bachagha ordonne d'arrêter de traiter avec la France en raison de son soutien à Haftar

Cesser de traiter des "accords de sécurité et domaines de la formation, ainsi que dans le domaine des formations ou de la sécurité ou d'autres domaines d'accords »

Le ministre libyen de l'Intérieur au gouvernement d'entente, Fathi Bachagha, a ordonné d'arrêter de traiter avec la France, en raison de son soutien au général à la retraite, Khalifa Haftar, qui dirige une attaque contre Tripoli.

C'est ce qui ressort d'un message officiel adressé par Bachagha jeudi au directeur du département des relations et de la coopération du ministère et publié sur la page officielle du ministère de l'Intérieur sur Facebook.

"Prenez les mesures de cesser de traiter avec la partie française dans les accords de sécurité et de formation, ainsi que dans les domaines de la formation ou de la sécurité, ou dans tout autre accord en raison de l'appui du gouvernement français au criminel Haftar (commandant de l'armée à l'est)", lit-on dans le message.

La partie française n'a pas commenté l'annonce faite par le ministère relevant du gouvernement d'entente, reconnu par la communauté internationale.

Cependant, le journal français "Le Monde", largement diffusé, a évoqué il y a quelques jours le soutien de Paris aux forces de Haftar, dans un article intitulé "Libye : la France critiquée pour son rôle ambigu dans la crise actuelle".

Le journal a rapporté, citant Wolfram Lacher, spécialiste de la Libye et chercheur à l’Institut allemand des affaires internationales et de sécurité (SWP), que "le soutien « technique » fourni par Paris aux forces de Haftar au nom de la « lutte antiterroriste » à partir du début 2016 – dans la foulée des attentats de Paris en novembre 2015 – a été perçu avec le temps comme un appui politique confortant la montée en puissance de Haftar".

Depuis le 4 avril, des affrontements entre les forces du gouvernement d’entente nationale et les forces de Khalifa Haftar secouent la capitale libyenne Tripoli. Les forces de Haftar ont lancé une opération militaire pour prendre le contrôle de la capitale Tripoli.

Le conflit sur le pouvoir se poursuit en Libye, depuis 2011, entre le gouvernement d’entente nationale, reconnu à l’échelle internationale, et Haftar, soutenu par le parlement de Toubrouk.

 

 

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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