France / Massacre d'Ogossagou : des élus franco-maliens saisissent l’Assemblée nationale

"Pour situer les responsabilités de tous les acteurs impliqués, dont la France, dans la sécurisation des personnes et des biens au Mali et pour un retour définitif de la Paix"



Des élus français d’origine malienne regroupés dans une Coordination, envisagent de remettre, mardi, à l’Assemblée nationale française un « Appel pour l’Unité, la Paix, la Sécurité au Mali», a-t-on appris de source médiatique, lundi.

L’info a été retransmise par le média local « malijet » qui a repris les passages clé d'une déclaration commune des élus français d'origine malienne.

Les élus franco-maliens veulent que la France ouvre une enquête au niveau parlementaire pour déterminer les responsabilités du massacre d’Ogossagou qui a fait 160 morts samedi 23 mars dernier et d'oeuvrer pour une paix définitive au Mali.

Les signataires appellent, ainsi à l'ouverture d'« une enquête parlementaire française pour situer les responsabilités de tous les acteurs impliqués, dont la France, dans la sécurisation des personnes et des biens au Mali et pour un retour définitif de la Paix ».

Cette déclaration fait suite à d’autres actions menées par les Maliens de France, à savoir, le recueillement devant la mairie de Grigny (30 km au sud de Paris) et le rassemblement à Montreuil (20 km à l’est de Paris).

Les signataires constatent que « même si les terroristes ont été neutralisés au Nord du Mali, force est de reconnaître que les pertes en vies humaines et des biens matériels continuent encore dans les régions concernées ».

Selon malijet, les élus franco-maliens comptent remettre leur déclaration à la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française.

Pour rappel, le village d’Ogossagou, dans la région de Mopti au centre du Mali a été la cible d’une attaque à caractère ethnique, au cours de laquelle des chasseurs dogons ont tué 160 villageois peuls et en ont blessé des dizaines d’autres.

Cette tuerie a suscité une large indignation internationale. L’Onu et l’Union africaine ont fermement condamné cette attaque. Le gouvernement malien a décidé de dissoudre l’Association des chasseurs dogons et d’introduire des changements dans les commandements de l’armée. Trois jours de deuil national ont été décrétés du 29 au 31 mars.

Depuis 2012, le Mali est en proie à des violences liées aux groupes armés terroristes, mais aussi à des violences intercommunautaires, notamment entre Dogons et Peuls.

La présence de la mission onusienne (Minusma), de la force française (Barkhane) et de la force conjointe G5Sahel, n'ont pas permis, jusque-là de maîtriser la situation.

 

 

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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