France / Gilets jaunes : Macron en cellule de crise après des émeutes à Paris

Le président français appelle à la prise de « décisions fortes ».



Le président français Emmanuel Macron a participé à une cellule de crise dans la nuit de samedi à dimanche au ministère de l’Intérieur après les émeutes et les saccages qui ont émaillé l’acte 18 de la mobilisation de "gilets jaunes", a-t-on appris de sources concordantes.

« Beaucoup de choses ont été faites depuis novembre mais très clairement, la journée d'aujourd'hui montre que sur ces sujets-là et ces cas-là, nous n'y sommes pas », a indiqué le chef de l’Etat sur son compte Twitter après la réunion nocturne de Beauvau.

Il estime que « tous ceux qui étaient là se sont rendus complices » des violences commises par les casseurs.

Le chef de l’Etat a vigoureusement dénoncé les «gens qui essayent par tous les moyens (...) d'abîmer la République pour casser, pour détruire au risque de tuer».

Il veut « qu'on analyse les choses, et que, dans les meilleurs délais, on puisse prendre des décisions fortes, complémentaires, pour que cela n'advienne plus».

Selon le ministère de l’Intérieur, cité par la chaîne d’informations BFMTV, il y aurait plus de 200 personnes placées en garde à vue suite à ces émeutes, dont 15 mineurs.

La même source indique que 14500 « gilets jaunes » étaient mobilisés samedi dans les rues, tandis que les « gilets jaunes » eux-mêmes, annoncent sur leur page Facebook, la présence de 230766 manifestants dans le pays.

Les cortèges parisiens ont été émaillés, dès le début de la matinée, de violents affrontements avec les forces de l’ordre.

La célèbre avenue des Champs-Élysées a été entièrement saccagée, les boutiques pillées et de nombreux restaurants et immeubles incendiés.

L'acte 18 du mouvement des "gilets jaunes" coïncide avec la fin du "grand débat", le 15 mars.

Une initiative lancée depuis deux mois par le président français pour répondre au revendications des "gilets jaunes", dont le déclenchement a eu lieu de façon spontanée sur les réseaux sociaux à la mi novembre, pour protester contre la vie chère et réclamer un meilleur pouvoir d'achat.

Les mesures prises par le gouvernement à l'occasion de la loi de finances 2019 (notamment l'augmentation du salaire minimum de 100 euros et l'abandon de la majoration des prix du carburant) ont momentanément atténué la colère sociale, sans jamais mettre fin au mouvement.

 

 

Fawzia Azzouz, Lassaad Ben Ahmed

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 



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