La Turquie continue de préserver ses droits et ses intérêts à Chypre

La Turquie continue de préserver ses droits et ses intérêts à Chypre

Publié par Ümit Dönmez le . Publié dans Actualité Europe

Ceux qui tentent d'ignorer la Turquie dans la région ne pourront jamais atteindre leurs objectifs, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères turc, Hami Aksoy.

 

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la Turquie, Hami Aksoy, a souligné vendredi que la Turquie continuerait de préserver ses droits et ses intérêts dans la région.

Dans une déclaration, Aksoy a expliqué que "[La Turquie] continuera[it] résolument de préserver ses droits et intérêts découlant du fait [immuable] que les Chypriotes turcs sont les copropriétaires de l'île."

"Ceux qui prennent des mesures dans la région au détriment des droits et intérêts légitimes de la République de Turquie et de la République Turque de Chypre-Nord, et ceux qui tentent d'ignorer la Turquie dans la région ne réaliseront jamais leurs objectifs", a-t-il ajouté dans sa déclaration.

Aksoy a exprimé la consternation de la Turquie face aux "revendications injustifiées" contre elle, publiées dans une déclaration commune le 10 octobre à l'occasion du sommet trilatéral Grèce-Egypte-République chypriote grecque.

L’Égypte, la Grèce et l’Administration chypriote grecque ont tenu cinq sommets conjoints avant celui du 10 octobre 2018, dans le but déclaré de promouvoir la coopération bilatérale dans les domaines de l’énergie et de la démarcation des frontières maritimes.

"Au mépris des atrocités commises par les Chypriotes grecs contre les Chypriotes turcs entre 1963 et 1974 dans l'île, attribuer le «problème de Chypre» à l'opération de paix menée par la Turquie en 1974 sur la base des droits découlant de l'accord de garantie de 1960, est inacceptable", conclut le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la Turquie.

Le statut de l'île de Chypre n'a toujours pas été résolu, en dépit d'une série de discussions sous l'égide de l'ONU entre la République turque de Chypre-Nord et l'administration chypriote grecque.

Chypre est divisée depuis 1974, lorsqu'un coup d'Etat chypriote grec a été suivi de violences contre les Turcs de l'île et l'intervention d'Ankara en tant que puissance garante selon des traités internationaux.

Plusieurs processus de paix ont pris place ces dernières années, notamment la dernière initiative en Suisse sous les auspices de la Turquie, de la Grèce et du Royaume-Uni, pays garants, qui s'est conclu sans accord en 2017.

La Turquie accuse l'intransigeance chypriote grecque d'être responsable de l'échec des négociations, reprochant également à l'Union Européenne d'avoir admis en son sein une Chypre divisée, après que les citoyens chypriotes grecs avaient rejeté un accord de paix entre les deux parties de l'île sous l'égide de l'ONU et de son président en 2004, Kofi Annan. L'accord de paix avait été approuvé lors d'un référendum par la majorité des Chypriotes turcs.

 

 

Meryem Göktaş, Sıdrah Gufran Roghay, Ümit Dönmez
Photographie : Archive, Agence Anadolu


 


 

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