La Commission Européenne appelle à la poursuite de l'accord sur les migrants entre la Turquie et la Grèce

La Commission Européenne appelle à la poursuite de l'accord sur les migrants entre la Turquie et la Grèce

La Turquie a suspendu son accord de réadmission des migrants avec la Grèce après le refus d'Athènes d'extrader des ex-soldats turcs recherché par la Justice.

La Commission européenne a appelé à la poursuite de l'accord bilatéral de réadmission des migrants entre la Turquie et la Grèce.

"La position de la commission est qu'elle devrait être mise en œuvre de manière continue afin de respecter tous les critères restants dans le cadre de la feuille de route de libéralisation des visas avec la Turquie", a déclaré, vendredi, Natasha Bertaud, la porte-parole de la Commission.

Ses remarques sont intervenues après que le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu a annoncé jeudi qu'Ankara suspendait son accord bilatéral de réadmission des migrants avec la Grèce.

La suspension a suivi le refus des autorités grecques d'extrader des ex-soldats turcs qui sont accusés par la Justice turque d'avoir pris part au coup d'état manqué de 2016.

Bertaud a précisé que la décision concernait un accord bilatéral entre la Grèce et la Turquie, et non l'accord UE-Turquie.

"Nous sommes en contact avec les autorités grecques et turques pour enquêter davantage. Cela concerne un accord bilatéral entre la Grèce et la Turquie ", a-t-elle déclaré.

Cavusoglu a précisé: «Il y a un accord de migration avec l'UE, c'est en vigueur et il y a un accord bilatéral de réadmission avec la Grèce, nous avons maintenant suspendu cet accord.

Un protocole de réadmission entre la Grèce et la Turquie a été signé en 2002 pour lutter contre la migration illégale.

Fin mai, le Conseil d'Etat grec a accordé l'asile à l'ex-soldat turc Suleyman Ozkaynakci, que la Turquie accuse d'être impliqué dans le coup d'Etat de 2016.

En janvier, la Cour suprême grecque s'est prononcée contre l'extradition des anciens soldats - une décision que la Turquie a qualifiée de «politiquement motivée».

Cette dernière a demandé à plusieurs reprises l'extradition des putschistes présumés, notamment lors de la visite officielle du président Recep Tayyip Erdogan en Grèce en décembre dernier.

 

Yusuf Hatip, Nilay Kar, Salman Hamid Siddiqui, Ümit Dönmez


 

 


 

 

 

 

 


 

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