Rien ne peut être obtenu par des sanctions: MAE turc

Rien ne peut être obtenu par des sanctions: MAE turc

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a souligné qu'il est risqué de pousser l'Iran dans ses retranchements, et injuste de punir le peuple iranien.

 

Le ministre turc des Affaires étrangères a déclaré mardi que rien ne pouvait être fait avec des sanctions, faisant référence à la dernière initiative américaine visant l'Iran.

Washington a annoncé lundi de nouvelles sanctions visant les secteurs énergétique et financier iraniens, ainsi que son secteur des transports maritimes.

Plus de 700 personnes, entités, aéronefs et navires ont été inscrits sur la liste noire, dont 50 banques iraniennes et leurs filiales nationales et étrangères.

"Nous ne pensons pas que les sanctions permettraient d'obtenir des résultats", a déclaré Mevlut Cavusoglu lors d'une conférence de presse internationale à Tokyo.

Cavusoglu a rappelé que le dialogue et les réunions étaient plus "utiles" que les sanctions, ajoutant: "C'est notre attitude principale".

Mentionnant que la Turquie achète du gaz naturel et du pétrole à l'Iran, son voisin, le ministre a souligné qu'il n'était pas facile pour certains pays comme le Japon et la Turquie de faire varier ses ressources énergétiques en raison des sanctions.

Il a également déclaré que ce n'était pas une sage décision de pousser l'Iran dans une impasse et que ce n'était pas seulement punir l'État mais aussi le peuple iranien.

"Non seulement les pays voisins, mais également de nombreux pays de différentes régions du monde sont touchés par ces sanctions unilatérales des États-Unis", a-t-il souligné.

 

Le soutien américain au PKK et aux YPG en Syrie est «inacceptable»

A propos du soutien américain aux groupes terroristes en Syrie, Cavusoglu a déclaré: «Les États-Unis reconnaissent qu’il n’existe aucune différence entre le PKK et YPG. Le PKK figure sur la liste des groupes terroristes des États-Unis et de l'ONU.

«Nous avons formé un groupe de travail avec l’organisation américaine pour lutter contre l’organisation terroriste du PKK. Le soutien américain pour le PKK et les YPG en Syrie n’est pas acceptable.»

Qualifiant le groupe de coordination dominé et dirigé par les YPG / PKK, sous le nom des "Forces démocratiques syriennes" (FDS) de "partenaire fiable" dans sa lutte contre Daesh, Washington continue de lui fournir des armes et du matériel, alors même que la Turquie souligne son identité terroriste.

Les YPG ("Yekîneyên Parastina Gel", "Unités de protection du peuple") et le PYD ("Partiya Yekîtiya Demokrat, "Parti de l'union démocratique" sont des branches syriennes respectivement militaire et politique du groupe terroriste PKK ("Partiya Karkerên Kurdistan" : "Parti des travailleurs du Kurdistan") Le PKK est répertorié comme une organisation terroriste par la Turquie, les États-Unis et l'Union Européenne. Au cours de sa campagne terroriste de plusieurs décennies contre la Turquie, le PKK a tué plus de 40 000 personnes sur le seul territoire turc, dont 7 000 civils.

 

Le groupe de travail turco-saoudien devrait être «axé sur les résultats»

S'exprimant également sur l'affaire du notable et journaliste saoudien assassiné, Jamal Khashoggi, Cavusoglu a rappelé qu'une enquête était en cours sur cet incident.

À propos du groupe de travail conjoint entre Ankara et Riyad formé à la demande de cette dernière, Cavusoglu a déploré: «Mais ce groupe de travail devrait être axé sur les résultats».

Le minsitre turc a également exhorté l’Arabie saoudite à révéler le nom du meurtrier.

«De qui les 15 personnes qui sont venues à Istanbul et ont tué Khashoggi ont-elles suivi l'instruction? Il est important de savoir qui a donné l'instruction », a-t-il déclaré.

Cavusoglu a affirmé que 15 personnes ne pourraient pas venir d'Arabie Saoudite tuer un citoyen saoudien sans instruction ni autorisation.

Khashoggi, un éditorialiste du Washington Post, a disparu le 2 octobre 2018 après être entré au consulat d'Arabie Saoudite à Istanbul pour recevoir les documents dont il avait besoin pour se marier.

Une fois à l'intérieur, il a été immédiatement étranglé puis démembré, selon le bureau du procureur d'Istanbul.

L’enquête sur l’incident suggère qu’une escouade spéciale s'est rendu au consulat, a surveillé la Forêt de Belgrad à Istanbul et tenté de dissimuler des éléments de preuve dans le bâtiment du consulat.

Après 18 jours de déni, Riyad a reconnu que Khashoggi avait été tué à l'intérieur de son consulat à Istanbul après une "bagarre" qui aurait dégénéré.

Riyad a par la suite annoncé l'arrestation de 18 Saoudiens impliqués dans l'affaire en question. Quant au corps de Khashoggi, il n'a pas encore été retrouvé.

La version saoudienne a été largement critiquée par les pays occidentaux et les organisations internationales de défense des droits de l’Homme.

La communauté internationale a refusé d’accepter l’affirmation des Saoudiens selon laquelle l’incident n’était pas un meurtre prémédité.

 

Sauvetage d'un journaliste japonais en Syrie

Concernant le sauvetage du journaliste japonais par la Turquie, Jumpei Yasuda en octobre, Cavusoglu a déclaré: «Aucune rançon n'a été versée à ma connaissance. Le Japon n'a jamais pris une telle initiative non plus. En tant que Turquie, nous n'avons pas payé de rançon pour avoir sauvé des citoyens."

Il a ajouté que si une rançon était payée, les groupes radicaux trouveraient des motifs pour kidnapper plus de journalistes et d'autres personnes.

Exprimant son plaisir pour le retour de Yasuda dans son pays, Cavusoglu a rappelé que le journaliste avait été retenu en otage pendant plus de trois ans.

"Depuis lors, la Turquie a fait de son mieux pour le sauver", a-t-il ajouté.

Yasuda a disparu en Syrie en 2015 et il a été sauvé des ravisseurs d'Al-Qaïda par les équipes turques de sécurité et de renseignement lors de consultations avec les autorités japonaises le mois dernier.

 

Fuat Kabakci, Sena Güler, Cansu Dikme, Ümit Dönmez

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 

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20 novembre 2018

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