Le président turc se rendra dimanche au Royaume-Uni

Le président turc se rendra dimanche au Royaume-Uni

Publié par Ümit Dönmez le . Publié dans Actualité Royaume-Uni

Erdogan rencontrera la Reine, Elizabeth II et le Premier ministre britannique, Theresa May lors d'une visite officielle de trois jours.

 

Le président Recep Tayyip Erdogan rencontrera la reine Elizabeth II et le Premier ministre britannique Theresa May lors de sa visite officielle de trois jours au Royaume-Uni à partir du 13 mai.

Selon une déclaration du bureau de presse de la présidence, M. Erdogan assistera également au dîner de clôture du forum turco-britannique Tatlidil le 13 mai à Reading, dans le sud de l'Angleterre.

Le Forum Tatlidil, créé en 2011, réunit des personnalités du monde académique, des affaires, des médias et de la politique pour renforcer les relations entre la Turquie et le Royaume-Uni.

Le président turc prendra également la parole au Chatham House, un groupe de réflexion basé à Londres.

Au cours de ses réunions, Erdogan devrait aborder des sujets tels que le développement de la coopération entre les deux pays dans des domaines tels que l'économie, le commerce, la sécurité, l'industrie de la défense et la culture; les développements en Syrie et en Irak; les développements régionaux - y compris le Plan d'Action Complet Conjoint (PAGC) concernant le programmes nucléaire iranien; les relations avec l'Union européenne et la lutte conjointe contre le terrorisme.

 

Un ministre turc qualifie les relations Ankara-Londres de "spéciales"

Londres a compris Ankara «le plus correctement» après le coup d'état défait de 2016 en Turquie, affirmé le ministre de la Turquie délégué à l'Union Européenne, Ömer Çelik.

Les relations entre la Turquie et le Royaume-Uni sont «spéciales» car Londres (est la capitale qui] a compris Ankara «le plus correctement» après le coup d'état de 2016, a déclaré le ministre turc de l'UE, Omer Celik.

Celik, qui est à Londres pour assister au 7ème Forum Tatli Dil, a parlé aux médias turcs et a décrit le forum comme une plate-forme importante et précieuse entre les deux pays.

Il a indiqué que le Forum Tatli Dil s'ouvrirait vendredi soir lors de sa rencontre avec le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, au cours de laquelle les deux ministres discuteront de l'ordre du jour du forum et des questions générales.

Il a également déclaré que le forum se poursuivrait samedi avec des sessions qui se tiendraient en présence du ministre britannique pour l'Europe et les Amériques, Sir Alan Duncan, et se terminerait en présence du président turc, Recep Tayyip Erdogan.

 

'Relation spéciale'

Celik a déclaré: "Il est clair que nous entretenons une relation privilégiée avec le Royaume-Uni. Elle vient en premier parmi les pays qui ont le mieux compris la Turquie après la tentative de coup d'Etat [...] Ils [les Britanniques] ont réitéré leur soutien au président élu et aux institutions élues. "

Il a rappelé qu'il avait assisté à une réunion à l'ambassade de Turquie à Londres avec des hauts fonctionnaires britanniques du ministère de la Défense ainsi que des représentants des industries de la défense.

"J'avais dit quelque chose alors. Je voudrais le souligner à nouveau. Ils [les Britanniques] se tiennent à une position correcte en termes de relation d'alliance, dans cette période difficile. Par exemple, alors que certains de nos alliés font des déclarations extrêmes et hors limites sur notre [...] lutte contre le terrorisme, [...] nous avons, comme vous le savez, des relations multiples avec le Royaume-Uni [...] Certains de nos alliés devraient apprendre du Royaume-Uni, comment positionner les relations d'alliance."

Le ministre turc à l'UE a expliqué que la Turquie et le Royaume-Uni travaillaient ensemble sur de nombreux projets, dont des projets d'avions de guerre.

"Je crois que [la relation] va s'intensifier et devenir plus spéciale dans cette nouvelle ère", a affirmé Celik.

Se référant aux problèmes concernant la Syrie et l'Irak, Celik a déclaré que le dialogue de la Turquie avec le Royaume-Uni se poursuivait dans le cadre des efforts visant à résoudre ces problèmes.

 

Trump, Jérusalem et l'Iran

Parlant également des décisions du président américain Donald Trump de transférer l'ambassade à Jérusalem, Celik a déclaré: "La Turquie - en tant que présidente de l'Organisation de coopération islamique et pays candidat à l'UE, et sous la direction de notre président - s'exprime avec une voix qui se fait entendre [davantage]. "

"La plupart des pays de l'UE ont une réflexion parallèle [similaire] avec la Turquie sur la question de Jérusalem", a ajouté Celik.

"Nous traversons une phase intéressante", a rappelé le ministre, affirmant que des désaccords intenses entre le président américain et les autres pays de l'alliance occidentale sont vécus pour la première fois.

Il a noté que les désaccords ont fait surface avec la décision des États-Unis de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël et ont atteint un sommet avec la décision de se retirer de l'accord nucléaire iranien.

Celik a indiqué que les rapports de l'Agence internationale de l'énergie (AIEA) atomique ont jusqu'à présent montré que l'Iran mettait en œuvre ses engagements liés au nucléaire dans le cadre de l'accord.

"Un succès diplomatique a été atteint [dans cet accord]. Le retrait de Trump malgré ce succès, l'insistance des pays de l'UE et une déclaration conjointe du Royaume-Uni, de l'Allemagne et de la France montrent que ce conflit s'est encore aggravé et qu'il y aura davantage de crises à gérer.

 

Menace de l'extrême droite

Soulignant que l'Union Européenne a été ébranlée par le Brexit, Celik a déclaré que celle-ci ne pouvait pas développer de nouvelles méthodes et stratégies pour éviter cette situation.

"Mais l'extrême droite, le racisme et l'islamophobie sont la grande menace", a-t-il remarqué.

Celik a également souligné l'augmentation des attaques contre les musulmans et leurs organisations en Allemagne. "Nous ne pensons pas que des mesures suffisantes soient prises contre ces attaques islamophobes."

Rappelant que diverses actions inacceptables contre le peuple juif dans le passé ont eu des conséquences douloureuses et inacceptables, Celik a déclaré: "Tout le monde doit élever la voix contre les crimes haineux de l'extrême droite contre les musulmans."

"Tout est très clair. Les racistes, les xénophobes et ceux qui sont les ennemis des valeurs européennes essaient d'utiliser l'islamophobie et la position anti-turque comme écran de fumée en Europe.", a-t-il ajouté.

Celik a affirmé que la Turquie, avec ses engagements régionaux et mondiaux dans les conflits, est considérée comme le plus grand acteur politique qui pourrait contribuer à la paix et la stabilité avec sa capacité et son expérience.

Celik considère que la diplomatie de haut niveau du président Erdogan suite aux décisions américaines sur Jérusalem et l'Iran était un exemple de cette prise de position responsable, ajoutant qu'une diplomatie similaire avait été suivie pendant la crise des espions entre le Royaume-Uni et la Russie et "les événements en Syrie", en référence aux affirmations occidentales que les forces pro-Assad auraient utilisé des armes chimiques dans des bombardements sur la ville de Douma (près de Damas) contre les forces d'opposition et les civils.

Le ministre a signalé que la visite d'Erdogan au Royaume-Uni annonçait le début d'une nouvelle ère entre la Turquie et le Royaume-Uni.

 

Ümit Dönmez, Tayfun Salci, Inci Gundag, Ahmet Gürhan Kartal, Sinan Uslu, Meryem Göktas, Monis Bin Ali

 

Photographie :  Archive, Agence Anadolu

 

 

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