La France "déterminée" à défendre les intérêts de ses entreprises en Iran

La France «déterminée» à défendre les intérêts de ses entreprises en Iran

Le gouvernement français s'est dit, mardi, déterminé à défendre les intérêts de ses entreprises entretenant des liens avec l'Iran, face aux récentes menaces de sanctions américaines extraterritoriales, ont rapporté les médias locaux.

Pour rappel, les sociétés Européennes implantées en Iran ont, comme leurs concurrents européens ou américains, trois à six mois pour s’en désengager, sous peine de ne plus avoir accès au marché américain.

C'est dans ce contexte que le ministre français de l'économie et des finances, Bruno Le Maire, et le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian ont reçu à Bercy mardi une soixantaine d’entreprises commerçant avec l’Iran, afin des rassurer quant à la détermination de l'Hexagone dans la défense des intérêts des entreprises françaises.

« Nous leur avons dit notre détermination à nous battre pour que les décisions prises par les États-Unis n'aient pas de répercussions sur les entreprises françaises qui investissent ou ont investi en Iran », a déclaré Jean-Yves Le Drian lors d'un point presse publié par la radio française Europé 1.

Bruno le Maire s’est exprimé à son tour d’après le même média en insistant sur le fait que « les accords doivent être respectés » avant de poursuivre « l'enjeu économique n'est pas négligeable, car beaucoup d'entreprises dans le secteur aéronautique, dans le secteur pharmaceutique, dans le secteur énergétique, de l'automobile, ont investi de manière significative en Iran », et de rajouter « certains ont conclu de bonne foi des accords qui doivent être respectés ».

Le ministre de l’économie et des finances a par ailleurs précisé qu’il espérait des "décisions concrètes" pour faire respecter la souveraineté économique de l'UE d’après Europe 1.

«Il faut que l'Europe se dote enfin d'un outil financier indépendant qui permette à nos entreprises de commercer librement là où l'Europe a décidé qu'il était nécessaire ou utile de commercer.» a-t- il ajouté avant de poursuivre qu’il y a plusieurs possibilités «Utiliser la Banque européenne d'investissement» dans laquelle il y aurait «un canal spécifique d'autonomie complète de financement» des entreprises européennes, «créer un instrument financier ad hoc» et enfin recourir aux Banques centrales.

«Ces trois possibilités doivent désormais être étudiées par la Commission européenne dans les jours qui viennent, de façon à garantir cette indépendance», a-t- il conclu.

 

Youcef Taibi, Esma Ben Said

Photographie : Archive



 

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