Le génocide des Rohingya se poursuit au Myanmar

Le génocide des Rohingya se poursuit au Myanmar

«Je suis surpris que certains pays minimisent le problème», a déclaré le directeur du Burma Human Rights Network, une organisation non-gouvernementale.

 

Certains États entravent notre travail de sensibilisation au génocide des Rohingya au Myanmar, a déploré dimanche le dirigeant d'un groupe de défense des droits de l'homme.

Kyaw Win, directeur du Burma Human Rights Network (BHRN), a noté que «Certains pays au Conseil de sécurité des Nations Unies semblent préférer leurs intérêts à ceux de l'humanité. Certaines superpuissances nous opposent dans le dossier du Myanmar»., a-t-il constaté.

S'exprimant en marge d'une session sur le Myanmar au Conseil de sécurité des Nations Unies, il a déclaré: "C'est très important: le génocide contre les Musulmans rohingya se poursuit au Myanmar, ce n'est pas fini. Je suis surpris que certains pays minimisent encore ce problème. Les Musulmans vivant au Myanmar sont confrontés à de nombreuses persécutions. Il est interdit aux Musulmans d'entrer dans 76 régions [du pays]. Les musulmans n'ont pas d'emploi dans de nombreux endroits.

"Depuis le début de 2018, 20 mosquées ont été fermées dans tout le pays et certaines églises ont été verrouillées. La liberté de religion est menacée au Myanmar.", a-t-il ajouté.

Faisant l'éloge des efforts de la Turquie sur la question, il a déclaré: "Je tiens à remercier les dirigeants et le peuple turcs. Vous êtes un excellent exemple dans le monde musulman et vous avez été le premier [pays] à réagir à cette crise. Nous admirons vos efforts. J'aimerais également appeler l’Organisation de la coopération islamique (OCI) à faire davantage pression sur le gouvernement du Myanmar pour qu’il règle ce problème le plus rapidement possible. Aidez-nous, s'il vous plaît, à ce sujet."

Les Rohingya, décrits par l'ONU comme le peuple le plus persécuté au monde, fait face à une peur accrue d'attaques depuis que des dizaines de personnes ont été tuées lors de violences communautaires en 2012.

Depuis le 25 août 2017, près de 24 000 Musulmans rohingya ont été tués par les forces de sécurité de l’État du Myanmar, selon un rapport de l’Agence ontarienne de développement international (OIDA).

Plus de 34 000 Rohingya ont également été jetés au feu, tandis que plus de 114 000 autres ont été battus, selon le rapport de l'OIDA intitulé "Migration forcée des Rohingya: une expérience inouïe".

L’armée et la police du Myanmar ont violé environ 18 000 femmes et filles Rohingya, et plus de 115 000 maisons ont été incendiées et 113 000 autres ont été saccagées.

Selon Amnesty International, plus de 750 000 réfugiés rohingya, principalement des enfants et des femmes, ont fui le Myanmar pour le Bangladesh après que les forces du Myanmar ont lancé une campagne de répression contre la communauté musulmane minoritaire, en août 2017.

L'ONU a documenté des viols collectifs, des meurtres - y compris de nourrissons et de jeunes enfants - des passages à tabac brutaux et des disparitions commises par les forces de l'État du Myanmar. Dans un rapport, des enquêteurs de l'ONU ont déclaré que de telles violations pourraient avoir constitué des crimes contre l'humanité.

 

Dildar Baykan, Seyit Ahmet Aytaç, Sıdrah Gufran Roghay, Ümit Dönmez
Photographie : Archive, Agence Anadolu

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