Washington : les violations chinoises contre les Ouïghours sont les pires depuis les années 30

Le département d’Etat américain a qualifié les violations contre les minorités musulmanes de Chine dans le territoire autonome du Xinjiang, les Ouïghours, comme étant les pires depuis les années 30.


Au cours d’une conférence de presse conjointe avec le directeur du bureau des droits de l’Homme et de la démocratie au sein du département d’Etat, Michael Kozak, Mike Pompeo secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères a affirmé que la Chine est en phase de devenir un « Etat de contrôle ».

La Chine développe, selon Pompeo, des techniques de reconnaissance faciale à des niveaux jamais observés.

Ces pratiques, additionnées aux actes de persécution, peuvent contribuer à effacer l’identité de la minorité ethnique et religieuse des Ouïghours.

De son côté, Michael Kozak a affirmé que cette situation est inédite depuis les années 30. Selon des médias américains cette allusion aux années 30 renvoie aux camps de concentration nazis.

Il a ajouté, que d’après certaines estimations, les arrestations dans les rangs des Ouïghours se comptent par millions.

Les Ouïghours font l’objet selon, Kozak, d’actes de torture, de violations de leurs droits et de tentatives visant à effacer leur culture et leur religion.

Des actes abominables selon le responsable américain qui a affirmé qu’il s’agit des pires violations des droits de l’homme à l’échelle internationale.

Dans son rapport annuel sur les droits de l’homme, le département d’Etat américain a affirmé que le gouvernement chinois a accentué ses campagnes contre la minorité des Ouïghours. 800 mille Ouïghours ont été emprisonnés et plus de deux millions ont été placés dans des camps de concentration.

Pékin contrôle depuis 1949 le territoire autonome du Xinjiang, terre ancestrale des Ouïghours. La dénomination « Xinjiang » signifie, nouvelles frontières, en mandarin.

D’après les statistiques officielles, 30 millions de musulmans vivent en Chine, 23 millions sont des Ouïghours. D’autres estimations, non officielles, affirment que près de 100 millions de musulmans vivent en Chine, c'est-à-dire 9,5% de la population chinoise.

Human Rights Watch, Amnesty International et plusieurs autres ONG ont appelé, le 12 février, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à réagir contre les graves violations dont font l’objet plus de 1 million de personnes.

La Chine affirme, de son côté, qu’il s’agit de centres d’entrainement professionnel visant à purifier les esprits des détenus des idées extrémistes.

Le ministère turc des Affaires étrangères a qualifié la politique d’assimilation ethnique pratiquée par la Chine de honte sur le plan humanitaire. Elle a appelé Pékin à fermer ces camps de détention.

 

 

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 



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