Crise vénézuélienne: Lima et Bogotá opposés à l'intervention militaire

Le groupe de Lima s'est réuni lundi à Bogota, en présence de Guaido et du vice-président américain, Mike Pence.

Les gouvernements colombien et péruvien ont exprimé lundi leur opposition à toute intervention militaire visant à mettre fin à la crise au Venezuela.

"Nous n'avons jamais pensé à une intervention militaire", a déclaré le ministre colombien des Affaires étrangères, arlos Trujillo, avant le début de la réunion à Bogotá entre les représentants de l’opposition vénézuélienne et des gouvernements du groupe de Lima, en présence du vice-président américain Mike Pence.

"Toutes les actions sont politiques et diplomatiques, et je le dis clairement, donc il n'y a plus de spéculation sur la position de la Colombie", a ajouté le chef de la diplomatie colombienne, cité par l’agence américaine "Bloomberg".

Le vice-ministre péruvien des Affaires étrangères, Hugo de Zela, a appuyé les propos de Trujillo, en déclarant que "le recours à la force n'est pas une solution".

Les présidents du Panama et du Guatemala se sont également déclarés favorables à une approche pacifique fondée sur la diplomatie.

Le groupe de Lima, qui se réunit lundi à Bogotá, en présence du chef de l'opposition vénézuélienne, Juan Guaido, comprend le Pérou, l’Argentine, le Brésil, le Mexique, le Panama, le Paraguay, Santa Lucia, le Canada, la Colombie, le Honduras, le Costa Rica, le Guatemala, le Chili et la Guyane.

Le groupe a été fondé à Lima, capitale du Pérou, en 2017, dans le but de trouver une issue pacifique à la crise au Venezuela.

Le Venezuela est secoué par les manifestations depuis le 10 janvier, date à laquelle le président Nicolas Maduro avait prêté serment pour un second mandat à la suite d'un vote boycotté par l'opposition.

La tension était montée d'un cran lorsque le chef de l'opposition, Juan Guaido, s'est déclaré président par intérim le 23 janvier, obtenant le soutien les États-Unis et de nombreux pays d'Europe et d'Amérique latine.

La Russie, la Chine, l'Iran, la Bolivie et le Mexique avaient soutenu Maduro, tout comme la Turquie.

Vingt États-membres de l'Union européenne, dont l'Espagne, l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni, avaient reconnu Guaido, augmentant ainsi la pression sur Maduro.

 

 

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 



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