Les États-Unis évaluent la possibilité d'extrader le chef du FETO vers la Turquie et l'Afrique du Sud

Les États-Unis évaluent la possibilité d'extrader le chef du FETO vers la Turquie ou l'Afrique du Sud

La Maison Blanche pèse ses options, y compris l'envoi de Gulen en Afrique du Sud, selon NBC News.

 

La Maison Blanche explore des méthodes légales d'extradition de Fetullah Gulen, dirigeant de l'organisation terroriste Fetullah (FETO), vers la Turquie afin d'atténuer la pression turque sur Riyad après l'assassinat de Jamal Khashoggi, a rapporté la chaîne NBC News jeudi.

Le mois dernier, l'exécutif de Donald Trump a chargé le ministère de la Justice et le FBI de rouvrir le dossier d'extradition de Gulen, et a également demandé des informations sur son statut juridique au département de la Sécurité intérieure, ont déclaré à NBC quatre sources, dont deux hauts responsables américains.

Le Conseil de sécurité nationale n'a pas répondu aux demandes de commentaires de la part de divers médias.

"Les demandes concernant Gulen à la mi-octobre représentent au moins la deuxième fois que l'administration Trump réexamine la demande d'extradition de la Turquie depuis son entrée en fonction", a écrit NBC.

Selon lle média américain, un responsable turc a déclaré que l'affaire d'extradition n'était pas liée au meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, tué par des agents saoudiens après être entré dans le consulat d'Arabie saoudite à Istanbul.

"Nous ne voyons aucun lien entre les deux", a déclaré le responsable à NBC. "Nous voulons que des mesures soient prises de la part des États-Unis en ce qui concerne l'extradition de Gulen. Et nous allons poursuivre notre enquête au nom de l'affaire Khashoggi."

FETO, dirigé par Gulen, a orchestré la tentative de coup d'État vaincue du 15 juillet 2016, qui a tué 251 personnes et blessé près de 2 200 autres.

Le Pont du Bosphore à Istanbul, renommé depuis le Pont des martyrs le 15 juillet, a été saisi par des soldats la nuit de la tentative de coup d’Etat et est devenu un lieu symbolique de la résistance face aux putschistes à Istanbul.

Au moins 34 personnes ont été abattues sur le pont avant que les troupes rebelles ne se rendent, alors que la tentative de coup d'État s'effondrait. L'incident a mené à 143 procès de soldats.

À Akinci, une base aérienne située au nord de la capitale Ankara - rebaptisée Murted après le coup d'État vaincu -, les conspirateurs ont créé un centre de commandement chargé de coordonner les attaques, notamment des avions de combat qui ont attaqué le parlement et le palais présidentiel.

"Une option récemment discutée par les responsables de l'administration turque et de l'administration Trump est d'obliger M. Gulen à s'installer en Afrique du Sud plutôt que de l'envoyer directement en Turquie si l'extradition n'est pas possible", ont-ils encore déclaré à NBC.

La Justice turque accuse FETO d'être derrière une longue campagne visant à renverser l'État par le biais de l'infiltration d'institutions turques, en particulier de l'armée, de la police et du système judiciaire.

 

Umar Farooq, Servet Günerigök, Ümit Dönmez
Photographie : Archive, Agence Anadolu

 



 

 


 

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