La haine empoisonne l'Amérique selon le New York Times

La haine empoisonne l'Amérique, selon le New York Times

«Un bon discours pourrait faire partie de l'antidote au discours de haine», selon le journal.

 

Après l'attaque antisémite dans une synagogue en Pennsylvanie, ayant fait onze morts, et après l'arrestation d'un homme pour avoir envoyé des bombes incandescentes à des politiciens et à des personnalités, la haine est à la hausse aux États-Unis, selon le «New York Times».

Dans un article d'opinion, le journal américain indique que si le taux global de crimes violents est faible, les attaques antisémites ont doublé au cours des deux dernières années.

"Que se passe-t-il dans ce pays? Ne pouvons-nous pas être en sécurité chez nous, dans nos écoles, dans nos lieux les plus sacrés?" a écrit dimanche le Times.

L'augmentation du nombre de crimes de haine et de rhétorique de haine découle en partie de l'utilisation des médias sociaux pour colporter la haine sans restriction.

Le suspect dans la fusillade à Pittsburgh en Pennsylvanie, Robert Bowers, était un utilisateur fréquent du site de média social Gab, qui vise à protéger la liberté d'expression sous toutes ses formes.

"Dans sa biographie en ligne, on pouvait lire "Les Juifs sont les enfants de Satan", une déclaration de valeurs personnelles qu'il espérait évidemment lui rapporter non pas de l'opprobre mais de ses adeptes", écrit le Times.

Parallèlement à l'antisémitisme, la haine contre les communautés afro-américaines et musulmanes est également à la hausse.

"Et à maintes reprises, les Américains ont vu des vidéos de nativistes abordant avec colère des personnes à la peau sombre qu’ils croyaient être des immigrants", a ajouté le Times.

Tandis que le pays se demande quoi faire en réponse à un nouveau tir de masse, le président américain Donald Trump ne précise pas les solutions.

Trump a condamné les tirs en Pennsylvanie ainsi que les bombes artisanales, mais sur la piste de sa campagne électorale, il n'a pas réussi à rejeter le fanatisme et a systématiquement attaqué ses adversaires.

"M. Trump est également en train de fixer un standard bas et grossier sur la manière dont les Américains devraient se parler les uns aux autres et à rpopos des autres. Il a exhorté ses partisans à considérer ses critiques comme des traîtres et des ennemis", écrit le quotidien.

Un bon discours, cependant, pourrait faire partie de l'antidote au discours de haine. Même s’il ne suffit peut-être pas à lui seul pour mettre fin à la bigoterie, aux fusillades en masse et à la montée de la haine dans le pays, il pourrait toutefois avoir un impact plus important s’il était adopté par les dirigeants, selon le Times.

"Mais en cette période déchirante, plus de discours de qualité, de la part de gens de valeur, peuvent rappeler aux autres Américains le genre de valeurs qui ont jusqu'ici réussi à contenir les divisions dans leur pays; l'imagination morale et l'empathie que M. Bowers a évidemment tellement craint", écrit le New York Times.

 

Umar Farooq, Corey Blackman, Ümit Dönmez

Photographie : Archive

 

 


 

 

 


 

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