Brésil – la Présidente qualifie sa suspension de «coup d’Etat»

Publié par Basher al-Bayati le . Publié dans Actualité Amérique

Dans un discours télévisé, de 14 minutes, adressé au peuple, jeudi après-midi, Rousseff a dit «J’ai peut être commis des erreurs mais je n’ai commis aucun crime».

AA / Ankara / Basher al-Bayati - La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, dont les fonctions ont été suspendues, jeudi par le Sénat, pour six mois, a qualifié les procédures prises pour la juger de « coup d’Etat ».

Dans un discours télévisé, de 14 minutes, adressé au peuple, jeudi après-midi, Rousseff a dit « J’ai peut être commis des erreurs mais je n’ai commis aucun crime ».

Elle a estimé que l’action de son gouvernement a subi un « intense sabotage », qualifiant les procédures engagées pour sa destitution de « farce juridique et politique ».

« Ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement mon mandat, c’est le respect des urnes, de la souveraineté du peuple brésilien et de la Constitution », a-t-elle lancé à l’adresse du peuple.

«Je fais face à une action dépourvue d’éthique plus douloureuse que la torture que j’ai subie à l’époque de la dictature militaire », a-t-elle poursuivi.
Rousseff a tenu à préciser qu’elle « usera de toutes les voies légales disponibles pour se défendre ».

Le sénat brésilien a décidé, jeudi, la suspension de la présidente Dilma Rousseff pour une période de 6 mois. Cinquante-cinq sénateurs ont voté en faveur de cette décision, alors que 22 autres ont voté contre.

Rousseff, qui comparaîtra prochainement devant la justice, est accusée d’enfreindre les règles de la finance et de manque de transparence dans la gestion du budget de l’Etat.

La présidente brésilienne sera remplacée, pendant les six mois de son procès, par son adjoint, Michel Temer, qui dirigerait le pays jusqu’à 2018, si les accusations portées à l’encontre de Rousseff sont confirmées.

La présidente brésilienne n’a pas restitué à la Banque centrale des sommes qu’elle avait promis de rendre pour combler le déficit enregistré dans le budget. Une deuxième affaire de corruption de 800 millions de dollars pèse aussi sur Roussef. Celle-ci concerne la compagnie pétrolière publique Petrobras que Roussef avait dirigée entre les années 2003 et 2010.

Une enquête a été ouverte à ce sujet en mars 2014. Plus de 100 personnes ont été impliquées dans l’affaire dont des cadres supérieurs de l’entreprise, deux anciens députés au Parlement et plusieurs hommes d’affaires.

 

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