RDC : Tshisekedi s'offre une dimension africaine

Félix Tshisekedi a été élu deuxième vice-président de l'Union africaine et sera président de l'union africaine (UA) en 2021



A peine investi cinquième président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi s'est offert une dimension africaine en se faisant élire deuxième vice-président de l'Union Africaine, en dépit de la contestation de sa victoire à la présidentielle par l'opposition.

55 ans d'âge, le fils héritier de l'opposant historique congolais Etienne Tshisekedi, mort le 1er février 2017 en Belgique, "sera président de l'union africaine (UA) en 2021", a déclaré à Anadolu , le chef du collège diplomatique de la présidence congolaise, Kikaya Bin Karubi affirmant que le nouveau président entame son mandat par une "victoire diplomatique sans précédent".

"C'est déjà la consécration, c'est une légitimation africaine pour Tshisekedi. Le débat postélectoral congolais est définitivement clos", a rassuré le vice-premier ministre congolais en charge des Affaires étrangères, Leonard She Okitundu.

"Il n'est plus acceptable que mon pays soit victime des prédateurs à cause de ses richesses. Nous encourageons le partenariat gagnant-gagnant", déclarait dimanche, Tshisekedi, lors de son premier discours à l'UA.

"L'alternance pacifique dans mon pays a démenti tous les pronostics évoquant le chaos en RDC. Cela est la preuve de la maturité de notre peuple", poursuivait-il, sous des acclamations de ses pairs.

Son adversaire et ancien allié, Martin Fayulu, conteste toujours sa victoire et se considère comme président "légitime" de la RDC.

En marge de la 32ème assemblée générale de l'UA, Fayulu a, via une lettre, appelé les chefs d'Etat et de gouvernement africains à créer un "comité spécial" pour la "vérification" de la "vérité des urnes" en RDC.

Ses voies de recours épuisées en RDC, Fayulu a même demandé à l'UA de « refaire » les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales dans six mois, sinon, a-t-il prévenu : "les Congolais ne croiront plus aux élections et ce sera une défaite pour la démocratie qui aura des répercussions au-delà de la RDC".

Dans les couloirs du siège de l'UA à Addis Abbeba, Tshisekedi s'est entretenu avec plusieurs dirigeants mondiaux et de chefs d'Etats africains qui doutaient de la transparence de son élection.

"C’est l’histoire d’une revanche sur la communauté internationale", indique l'hebdomadaire panafricain Jeune Afrique.

Dans la Cour des Grands, Félix Tshisekedi a reçu de ses homologues africains comme du numéro un de l’ONU, Antonio-Guterres, "l’onction internationale consacrant sa victoire à la présidentielle du 30 décembre 2018", annonce en substance le quotidien congolais « LePhare ».

Lors de sa visite en Angola la semaine dernière, le nouveau président congolais a déclaré qu'il serait heureux de voir, Martin Fayulu, devenir "porte-parole de l'opposition à l'assemblée nationale" où il a été élu député national.

 

 

Pascal Mulegwa , Lassaad Ben Ahmed

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 



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