Le Conseil des Rohingyas appelle les organisations de la société civile tunisienne à soutenir Arakan

Le Conseil des Rohingyas appelle les organisations de la société civile tunisienne à soutenir Arakan

Depuis le 25 août 2017, l'armée birmane et les milices bouddhistes commettent des massacres contre les musulmans Rohingyas dans l’État d’Arakan.

Le membre du Conseil suprême des Rohingyas, Abdullah Hafez, a appelé les organisations de la société civile tunisienne à "se tenir aux côtés de la cause humanitaire des Rohingyas et à soutenir les opprimés d'Arakan".

Lors d'un séminaire tenu au Centre de Tunis pour la liberté de la presse, lundi, Hafez a déclaré qu'une délégation du Conseil suprême des Rohingyas s'était rendu au Parlement tunisien pour rencontrer son président, Mohamed Naceur, afin de discuter de la question des Rohingyas.

Depuis le 25 août 2017, l'armée du Myanmar et les milices bouddhistes commettent des massacres contre les musulmans Rohingyas dans l’État d’Arakan, faisant des milliers de morts, selon des sources et des rapports locaux et internationaux concordants.

Le gouvernement du Myanmar considère les musulmans Rohingyas comme étant des "migrants illégaux" du Bangladesh, tandis que les Nations unies les qualifient de "minorité la plus persécutée au monde".

Hafez, qui est également Secrétaire général de l'Organisation internationale pour les Réfugiés et Personnes déplacées, a déclaré qu'environ 2 millions de personnes se sont déplacées dans la province d'Arakan depuis le début des événements en 2017.

"Avec les milliers de personnes qui se sont noyées dans la mer lors du déplacement, des centaines de milliers de Rohingyas vivent au Bangladesh, comme des insectes", a-t-il déclaré.

Il a également souligné la présence de plus de 400 mille enfants ayant besoin d'éducation.

Hafez a déclaré qu'une délégation du Conseil suprême des Rohingyas souhaitait partir depuis la Tunisie pour inviter tous les juristes et les professionnels des médias à soutenir la cause des Rohingyas.

S'agissant des milliers de Rohingyas déplacés, il a indiqué qu'ils ont besoin d'éducation et de documents officiels dans leur pays de résidence.

Le gouvernement du Myanmar considère les musulmans Rohingyas comme étant des "migrants illégaux" du Bangladesh, tandis que les Nations unies les qualifient de "minorité la plus persécutée au monde".

Le Conseil suprême des Rohingyas, une institution civique basée aux Pays-Bas, représente les membres de l'ethnie Rohingyas déplacés du Myanmar dans le monde entier.

 

Marwa Sahli, Mona Saanouni

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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