RCA: Signature d'un nouvel Accord de paix et de réconciliation à Bangui

Publié par Nadia Chahed le . Publié dans Actualité Afrique

Paraphé mardi à khartoum, l'accord, le huitième du genre depuis 2013, a été signé mercredi par le président centrafricain, Faustin Archange Touadèra, et les 14 groupes armés.

Le Président centrafricain, Faustin Archange Touadèra, et les 14 groupes armés qui contrôlent une grande partie du territoire du pays, ont officiellement signé l'accord de paix et de réconciliation ce mercredi à Bangui.

La cérémonie de signature s’est déroulée au Palais de La Renaissance, ( palais présidentiel) à Bangui, en présence des facilitateurs de l’Union africaine, conduits par Smaïl Chergui, Commissaire à la paix et sécurité, de Parfait Onanga Anyanga, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RCA, des membres du gouvernement centrafricain conduit par Simplice Mathieu Sarandi Premier ministre, des élus de la nation, avec à leur tête El Adj Moussa Ngon Baba, Président de l’Assemblée nationale et des leaders de la société civile.

Le texte avait été paraphé il y a 24 heures à Khartoum au Soudan au terme des pourparlers inter-centrafricains lancés le 24 janvier dernier sous l'égide de l'UA.

S'exprimant lors de la cérémonie de signature de l'accord en question, Chergui a réitéré l’engagement de l’Union africaine à accompagner la RCA dans cette phase de restauration de la paix.

Il a invité, à ce propos, les Centrafricains au pardon et à l’amour : "Il n’y a pas d’alternative à la paix. Deux choses sont à privilégier en toute circonstance, l’amour et le pardon, étant donnés que nous sommes croyants, musulmans et chrétiens. Que disent les textes sacrés ? Aimons-nous les uns et les autres", a-t-il déclaré.

Qualifiant la signature de cet accord d'"historique", le Président centrafricain a assuré que tout sera mis en œuvre par le gouvernement pour enclencher rapidement sa mise en œuvre.

Le chef de l’Etat a, en outre, invité les Centrafricains à rester dans la même disposition d’esprit qui a prévalu lors des pourparlers de Khartoum.

Le chef de la Mission onusienne en RCA (Minusca), Parfait Onanga Anyanga, a, de son côté, relevé que la tentation sera grande pour les parties signataires de rompre cet accord, mais que le peuple doit rester vigilant : "La fin des pourparlers annonce déjà la mise en œuvre de cet accord. Que le clairon de la paix soit entendu de manière audible parce que le temps de la paix est arrivé. Travaillons tous à ne pas rompre cet accord encore fragile qui scelle votre unité ancestrale, certes malmenée, mais jamais rompue", a-t-il souligné.

Depuis 2013, date du déclenchement de la crise politico-sécuritaire en Centrafrique, pas moins de sept accords de paix ont été signés sans qu'aucun n'aboutisse au retour effectif de la stabilité.

Classée parmi les pays les plus pauvres au monde, la République centrafricaine est cependant riche en diamants, or et uranium. Des richesses qui attisent la convoitise des groupes armés qui contrôlant près de 80% du territoire. Fait qui génère des affrontements entre ces différents groupes ainsi qu'avec les forces centrafricaines et celles onusiennes.

 

 

Sylvestre Krock, Nadia Chahed

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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